jeudi 10 septembre 2009

le dossier : Israel accusé de trafic d'organes

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From: "Hess Madeleine" <grianala@yahoo.fr>
Sent: Thursday, September 03, 2009 11:10 AM
Subject:  le dossier  : Israel accusé de trafic d'organes


 Israël accusé de trafic d'organes.

Suède et Israël, les nerfs à vif.
Polémique.

Un tabloïd accuse Tsahal de trafic d'organes sur des Palestiniens.
Les relations diplomatiques entre la Suède et Israël ont toujours été tourmentées.
L'Etat hébreu reproche fréquemment au royaume scandinave ses prises de positions pro-palestiniennes, tandis que Stockholm ne manque jamais une occasion de dénoncer les violations des droits de l'homme, commises par Tel-Aviv.
Le ton est monté d'un cran après la publication d'un article, le 17 août, dans les pages du tabloïd suédois Aftonbladet.
Excuses. Le journaliste Donald Boström y accuse Tsahal de se livrer à un trafic d'organes, prélevés sur des Palestiniens, tués en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Colère en Israël. A Tel-Aviv, l'ambassadrice de Suède s'empresse de dénoncer l'article, qu'elle qualifie de «choquant et répugnant». Mais c'est sans l'accord de Stockholm qui rappelle à l'ordre sa diplomate et les excuses sont retirées. Il en va de la défense de la liberté de la presse, assure le ministère des Affaires étrangères suédois. Le ministre israélien de la Défense , Ehud Barak, se tourne alors vers le chef de la diplomatie suédoise, Carl Bildt, à qui il demande de «se dissocier publiquement» de la publication de l'article.

 L'intéressé compare sur son blog l'affaire à celle des caricatures de Mahomet et rétorque : «Ce n'est pas ainsi que fonctionne notre pays.»
Convoqué. En Israël, on manque de s'étouffer. «Cela nous rappelle l'attitude de la Suède pendant la Seconde Guerre mondiale, quand elle n'est pas non plus intervenue», s'insurge le chef de la diplomatie israélienne, Avigdor Lieberman. A Stockholm, l'ambassadeur de l'Etat hébreu est convoqué pour s'expliquer. De son côté, Israël envisage de porter plainte pour diffamation contre le journaliste. Et s'interroge sur l'opportunité de la visite prochaine de Carl Bildt, pourtant prévue de longue date.
24/8
http://www.liberation.fr/monde/0101586477-suede-et-israel-les-nerfs-a-vif
 
2 Elisabet Borsiin Bonnier, ambassadrice de Suède en Israël, vivement critiquée dans son pays.
L'ambassadrice de Suède en Israël s'est attiré les foudres de dirigeants de l'opposition de son pays, pour avoir critiqué un article publié par le quotidien "Aftonbladet" laissant entendre que des soldats israéliens tuent des Palestiniens pour faire commerce de leurs organes.
Elisabet Borsiin Bonnier a estimé que cet article de presse était "choquant" et "consternant".
Des propos dénoncés par plusieurs hommes politiques suédois.
Per Gahrton, porte-parole du parti des Verts, a souligné que la diplomate devrait être rappelée à Stockholm et apprendre les fondements de "la liberté d'expression suédoise".
Le ministère suédois des Affaires étrangères a lui-même pris ses distances vis-à-vis des déclarations de l'ambassadrice, déclarant n'avoir aucun commentaire à faire.
L'article, paru lundi, a suscité une visite réaction en Israël. Daniel Seaman, chef du service de presse du gouvernement, a notamment jugé qu'il jouait "sur d'abominables thèmes antisémites".
vendredi 21 août 2009,
par La Rédaction d'Al-Oufok
http://www.aloufok.net:80/spip.php?article815.
 
3 Donald Boström : Criminel de guerre jusque dans les tripes ?
Ils assassinent de jeunes Palestiniens pour extraire leurs organes et les revendre au marché noir. Telle est l'accusation portée à l'encontre des soldats israéliens par le plus grand quotidien suédois. Un réquisitoire accablant qui a déclenché l'ire du régime de Tel Aviv et relancé le débat sur la liberté d'expression et les conséquences politiques de l'investigation journalistique.
Lundi 17 août, le journal populaire Aftonbladet, proche du parti social-démocrate, publia un article retentissant du photojournaliste Donald Boström. Intitulé « Nos enfants sont pillés de leurs organes », le papier relate les témoignages de familles palestiniennes affirmant avoir récupéré, auprès de l'armée israélienne, les corps de leurs défunts, la poitrine recousue. Abattus par Tsahal, certains d'entre eux avaient été auparavant kidnappés par des militaires. Les proches des victimes se disent prêts à faire exhumer les dépouilles afin de confirmer leurs accusations. Une photo jointe à l'article montre un jeune homme dont le torse est effectivement recousu sur toute la longueur. Un cas particulier est abordé dans le reportage : celui d'un résident de Cisjordanie, Bilal Ahmed Ghanem, tué en 1992 à l'âge de 19 ans et rendu à sa famille, cinq jours plus tard, avec des traces de couture sur le corps.

Israël rejette ces accusations, confirmant tout au plus effectuer, comme le voudrait la procédure militaire, des « autopsies de routine » sur le corps de Palestiniens retournés à leurs proches. Dimanche 23 août, le journal suédois enfonce le clou dans un nouveau reportage, détaillant le cas de Bilal.
 Face au scandale provoqué par ces révélations, les autorités israéliennes ont exprimé avec véhémence leur indignation : Danny Ayalon, vice-ministre des Affaires étrangères, crie à l'antisémitisme et en appelle, via le réseau Internet Twitter, au gouvernement suédois pour condamner le journal et son article, « digne des pays arabes » selon la délicate formule de l'ambassadeur israélien en Suède, Benny Dagan. Ce fin connaisseur déclaré de la culture arabe a connu, en février dernier, une gloire internationale, mais fugace, puisqu'il devint le troisième homme politique, après George Bush et le Premier ministre chinois Wen Jiabao, à servir de cible aux chaussures-projectiles, sous les cris d'une étudiante suédoise scandant alors les mots « Assassins ! » et « Intifada ! ».

  Antisémitisme, version hardcore
Parmi les nombreuses réactions, remarquables par leur tempo crescendo, figure celle du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ygal Palmor, qui surenchérit, évoquant « une hystérie raciste » typique du « Moyen-Âge »,  susceptible d'encourager des « crimes antisémites ». Un autre porte-parole, Yossi Lévy, déplore ce qu'il estime également être un libelle antisémite injurieux, assimilé grossièrement, sous l'emprise d'un cliché culturel, à de la « pornographie suédoise de la haine ». Le ministre de tutelle, Avigdor Liebermann, confirme, quant à lui, sa légendaire finesse en comparant la démarche journalistique du quotidien suédois à celle de la presse nazie et en exigeant la publication, par le gouvernement de Stockholm, d'un document officiel condamnant l'article, qualifié d' « appel au meurtre visant des juifs ». L'ancien portier de discothèque, originaire de Moldavie, cultive là un savant
 paradoxe en matière de liberté d'expression puisqu'il a fait savoir que toute accréditation serait dorénavant refusée aux correspondants éventuels du quotidien suédois incriminé. Par ailleurs, il a eu la charmante attention envers son homologue suédois de lui indiquer que l'attitude discrète de Stockholm lui rappelait la seconde guerre mondiale, « quand la Suède refusait d'intervenir contre le génocide nazi. ».

Dimanche, l'éditorialiste du quotidien Haaretz, Tom Segev, a dénoncé, dans sa tribune, ce langage calomnieux, à la fois inefficace sur un plan diplomatique et réducteur pour qui connaît l'histoire complexe des rapports entre la Suède , les Juifs d'Europe et l'Allemagne nazie. Quant au ministre de la défense, Ehud Barak, il envisage purement et simplement d'intenter une action judiciaire à l'encontre du journaliste Donald Boström, accusé de colporter des ragots infâmes sur Tsahal , « l'armée la plus éthique qui soit » selon lui. Se disant consterné, il demande également au gouvernement suédois de « se dissocier publiquement » d'une « écoeurante calomnie ».

L'ambassadrice de Suède dans le pays, Elisabet Borsiin Bonnier, avait pourtant fait profil bas au lendemain de la parution de l'article, indiquant « partager le malaise d'Israël » et condamner fermement le journal de ses compatriotes à l'origine du scandale.
Une posture pénitente mais isolée : le ministère suédois des Affaires étrangères a fait savoir mercredi sa désapprobation quant à la réaction de son ambassadrice, jugée influencée par « l'opinion locale en Israël », tout en rappelant le principe de la liberté de la presse. Propos réaffirmés jeudi soir par le ministre lui-même, Carl Bildt, sur son blog,où il compare malicieusement la nécessité de laisser s'exprimer toutes les opinions au sujet d'Israël avec la tolérance accordée, par le Danemark en 2006, à la publication des caricatures du prophète Mohammed. Il y témoigne sa compréhension à l'égard des réactions vives en Israël sur un sujet susceptible, concède-t-il, de « donner à l'antisémitisme l'opportunité de se développer » mais rejette fermement la requête de son homologue israélien quant à toute condamnation du journal. « Notre pays ne marche pas ainsi », précise le ministre suédois des
 Affaires étrangères. « Israël attend une déclaration gouvernementale claire et non pas une opinion publiée sur un blog », rétorqua l'ambassadeur israélien Danny Began. Samedi, le Premier ministre suédois fredrik Reinfeld s'est impliqué sur la question, estimant que « personne ne pouvait exiger du gouvernement suédois qu'il viole sa propre Constitution ».Ce à quoi Benyamin Netanyahu a rétorqué  : « Nous ne demandons pas des excuses du gouvernement suédois, nous voulons une condamnation (de l'article) »

 Le rappel à l'ordre exprimé par le ministre Bildt a eu une conséquence immédiate : le retrait du communiqué paru sur le site de l'ambassade, dans lequel l'ambassadrice fustigeait, de par sa propre initiative, le journal suédois. A l'instar de l'opposition politique, comme l'illustre le conseil sarcastique du porte-parole des Verts, Per Garhton, qui recommande à la diplomate de revenir au pays « apprendre les fondamentaux de la liberté d'expression à la suédoise », nombre de journalistes ont vivement protesté contre son comportement, suggérant qu'elle s'était « pliée à la pression du gouvernement israélien » au point de piétiner un principe cher à la démocratie scandinave.

Deux quotidiens, Sydvenska et Stockholm News, se démarqueront pourtant, en jetant l'anathème, comme certains intellectuels proches d'Israël, sur leurs confrères, les accusant explicitement de raviver « honteusement et malhonnêtement » l'antisémitisme, comme le démontreraient les accointances jugées « gauchistes » d'Âsa Lindenborg, responsable, dans le journal Aftonbladet, de la rubrique « culture » dans laquelle est paru l'article. L'intéressée n'exprime aucun regret, rappelant que le sujet du trafic d'organes a déjà été débattu au sein même de la Knesset et estimant « indigne » qu'Israël puisse porter un jugement sur le travail de journalistes étrangers. Lindenborg persiste et signe dans une nouvelle tribune, publiée vendredi et intitulée « Examiner Israël ! », dans laquelle elle juge indispensable de procéder à une nouvelle enquête sur le terrain.
Cette affaire intervient dans un contexte de regain de tension entre les deux pays. Depuis plusieurs mois, les incidents diplomatiques se succèdent. Israël ne manquant pas une occasion pour critiquer le parti pris palestinien supposé de la Suède , au travers, par exemple, de son financement d' ONG jugées « coupables d'être trop critiques » envers la politique de colonisation pratiquée par Tel Aviv, tandis que Stockholm dénonce régulièrement les violations des droits de l'homme imputées à Israël dans les territoires occupés. En outre, la Suède , qui préside l'Union européenne depuis le 1er juillet, s'est vue sollicitée par la Ligue arabe pour exiger la transparence des autorités israéliennes sur son arsenal nucléaire, ce qui ne manquera pas d'accentuer les ressentiments de part et d'autre si cette requête devait être suivie de recommandations officielles. Chaque jour qui passe rend désormais plus sérieuse la
 menace-sanction, évoquée par Liebermann, de faire annuler la visite, prévue le 10 septembre, de son homologue suédois en Israël.

 La polémique qui cache le scandale
A l'origine du scandale, le photojournaliste indépendant Donald Boström rejette à son tour les accusations proférées à son endroit, niant l'antisémitisme ou la croyance en un quelconque « complot juif » que certains voudraient lui faire endosser. L'homme connaît bien la Palestine pour s'y être rendu en reportage à maintes reprises. Il est notamment l'auteur d'un ouvrage paru en 2001 et intitulé « Inshallah ». Celui que ses détracteurs, comme Barry Rubin, qualifient « d'activiste anti-israélien travaillant pour un tabloïd radical » déplore qu'on s'attache à dénigrer sa personne plutôt que d'étudier la validité des témoignages rapportés, précisant qu'il n'accuse pas lui-même l'armée israélienne de telles exactions mais qu'il se contente de tirer des conclusions à partir d'une vingtaine de témoignages récoltés et recoupés. Surtout, il en appelle à la Cour internationale de Justice pour
 qu'elle puisse mener une investigation exhaustive sur la réalité de ces actes, constitutifs de « crimes de guerre » s'ils étaient pleinement avérés. Interrogé samedi par la télévision suédoise, Donald Boström maintient ses propos, encourageant le gouvernement de son pays à tenir bon durant ce « test de démocratie » que passerait à cette occasion Israël. Depuis la parution de l'article et son écho international, le reporter indique avoir reçu des menaces de mort, au point d'en être sérieusement inquiété. Donald Boström a déposé plainte auprès de la police.

Solidaire, le rédacteur en chef du journal, Jan Helin, défend son collaborateur, critiquant au passage l'attitude des officiels israéliens comme celle de l'ambassadrice de Suède, consistant à intenter à son équipe un procès en sorcellerie, en exploitant des « clichés antisémites du Moyen Age » et ce, afin « de balayer d'un revers de la main un sujet important posé sur la table ».
La communauté juive de Suède, quant à elle, a adopté une position courageuse en critiquant la réaction des officiels israéliens. Leur représentante, Lena Posner-Korosi, juge en effet que toute cette affaire a pris des proportions démesurées à cause de l'attitude outrée de Tel Aviv.
Cela n'a pas empêché la polémique de prendre une nouvelle ampleur ce week-end, avec la découverte du correspondant israélien en Suède de Maariv selon qui la recherche pour le livre de Boström a bénéficié en 2001 d'une subvention du ministère suédois des Affaires étrangères, ce qui, de facto, permet de créer un lien entre le journaliste et le gouvernement suédois.
La question du trafic d'organes en Israël est effectivement un sujet sensible. Une résistance culturelle à la pratique dans le pays se traduit par un nombre insuffisant de donneurs potentiels. Israël est comparé, au niveau mondial, à la plaque tournante d'un tel trafic, au point d'être considéré par les institutions médicales comme un « paria » , selon le terme employé par l'anthropologue Nancy Scheper-Hugues, experte reconnue sur la question. Des cas de collecte illégale d'organes via Israël ont été relatés dans le passé, notamment à travers la Turquie, la Chine, la Moldavie et l'Afrique du sud.

Mais l'hypothèse d'extraction d'organes vitaux sur le corps de Palestiniens décédés et/ou non consentants remonte publiquement à 1990, à l'initiative de la journaliste américaine Mary Barret. D'autres experts d'un tel trafic corroborent ces allégations, tel Norm Barber dans son ouvrage de référence, réédité en 2007 et comportant divers exemples détaillés. En 2002, une article du Tehran Times avait également évoqué le problème mais l'information ne fut pas prise au sérieux par les confrères occidentaux car elle émanait d'une agence de presse iranienne, l'Irna, jugée biaisée en raison de son antisionisme affiché.

Suite à la parution de l'article suédois, le Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP) a réclamé, auprès des organisations internationales des droits de l'homme, une enquête sur ces allégations, rappelant au passage que des histoires similaires circulaient déjà parmi leurs militants durant les années 80 dans la bande de Gaza. Nouveau rebondissement : Imec, une agence de presse regroupant des journalistes palestiniens et étrangers, a rapporté samedi le témoignage du chercheur Abdul-Nasser Farwana, ancien détenu dans les geôles israéliennes, qui confirme le récit de Donald Boström, évoquant même l'existence de « centaines de cas », accumulés au cours des années, de corps rendus auxquels il manquait des organes vitaux ; selon lui, cette sordide réalité s'accompagnerait de l'existence de « centres secrets de détention » et de « cimetières clandestins ». Propos rapportés également par Ma'an, une autre
 agence internationale, basée à Béthléem et financée par le Danemark et les Pays-Bas.
Trafic d'influences
La suspicion, longtemps tenace, envers la validité de l'hypothèse d'un trafic israélien d'organes extraits de corps palestiniens, est comparable au doute officiellement émis en 2004 par le département d'Etat des Etats-Unis, qui rejetait alors la « rumeur » d'un trafic américain d'organes via Israël et New York. Les officiels américains évoquaient une simple « légende urbaine ». Mauvaise appréciation ou désinformation ? Ironie du sort, la prétendue rumeur devint réalité cinq ans plus tard quand, cet été, un vaste cartel a été démantelé dans le New Jersey. Une quarantaine d'individus, parmi lesquels des élus et des religieux liés au parti israélien Shas, ont été arrêtés, soupçonnés d'avoir participé à un blanchiment d'argent lié à une revente de reins en provenance d'Israël. Le réseau était dirigé par un rabbin orthodoxe de Brooklyn, Lévy Izhak Rosenbaum. Pendant des années, Nancy
 Scheper-Hugues avait alerté les autorités sur l'existence d'un tel trafic opérant à travers Etats-Unis, Israël et la Moldavie , entre autres lieux de passage et de transaction. Visiblement, le gouvernement israélien ferme les yeux sur de telles pratiques, si l'on en juge par la déposition, effectuée en 2004 devant une juridiction brésilienne par Geldaya Tauber Gady, ex-officier de Tsahal impliqué alors dans un tel réseau international. Un témoignage accablant qui fut rapporté dans une dépêche, passée alors inaperçue, de l'Agence France-Presse.
A ce jour, Israël et la Suède campent sur leurs positions, a priori irréconciliables.
Le premier se dit « déçu et surpris » par le refus suédois de condamner vigoureusement l'article tandis que les autorités de Stockholm se contentent d'invoquer le principe de la liberté d'expression. Au-delà de la crise diplomatique latente, la question du trafic d'organes en Israël demeure, et tout particulièrement celle de son ampleur exacte. A charge désormais à l'ONU, à travers la Cour internationale de justice, ainsi qu'aux journalistes d'investigation, israéliens, palestiniens et étrangers, de vérifier, en toute liberté, les terribles accusations portées contre Tsahal. Le déni catégorique des autorités ne fera que renforcer la suspicion, jetant définitivement l'opprobre sur Israël et sa prétendue « éthique », largement écornée, l'hiver dernier, par l'agression de la population civile de Gaza.
Toute impunité n'a qu'un temps. Au lieu d'ouvrir immédiatement une enquête interne auprès des responsables politiques, militaires et médicaux pour vérifier ces plaintes, ne serait-ce que pour faire taire les rumeurs, les autorités israéliennes adoptent l'attitude psycho-rigide consistant à pousser des cris d'orfraie, à rejeter en bloc la moindre éventualité d'une quelconque extraction d'organes effectuée par une poignée de soudards hors-la-loi et, en prime, à prodiguer des leçons de déontologie journalistique à la Suède. Deux polémiques pour le prix d'une : l'indulgence soupçonnée envers un trafic illégal d'organes et la volonté tacite de mettre au pas une presse étrangère. Cette stratégie radicale comporte un risque pour Tel Aviv : celui d'être accusé, à son tour, non pas de diffamer mais de camoufler la vérité.
 La fin d'un tabou ?
Seul progrès notable dans la genèse du scandale : désormais, les médias de référence ne semblent plus craindre d'évoquer l'hypothèse, autrefois taxée automatiquement d'antisémite et reléguée aux sites extrémistes prétendument financés par Téhéran, d'un trafic israélien d'organes extraits de corps palestiniens. Dès la publication du papier sulfureux dans le quotidien suédois, le journal israélien Haaretz, réputé pour sa crédibilité et son indépendance, fut le premier à reprendre l'information avant d'être imité par CNN et Le Monde. Nul n'a jamais songé à traiter de « sinophobe » quiconque dénonçait le trafic d'organes, réalisé en Chine, sur la dépouille des condamnés à mort. Dorénavant, la sempiternelle accusation d'antisémitisme, invoquée régulièrement, et spécialement dans le débat géopolitique en France, semble, doucement mais sûrement , perdre de sa capacité d'intimidation. Sans
 doute faut-il y voir le contre-effet, perceptible désormais dans la sphère médiatique internationale, de la coloration du gouvernement israélien actuel, le plus à droite de toute son histoire.
En 2006, la plupart des médias occidentaux invoquaient le principe de la liberté de la presse pour publier les caricatures du prophète Mohammed, malgré les émois suscités dans la communauté musulmane, inquiète d'y voir une forme déguisée d'islamophobie.
Bien que le sujet abordé par l'article suédois soit autrement plus grave que des dessins anti-religieux, un parallèle en matière de liberté de la presse est envisageable.
Dans les prochains jours, la controverse sera-t-elle sérieusement traitée par les journalistes occidentaux avec la même « envergure », malgré les accusations, par certains, de sensationnalisme crypto-antisémite ? Ou bien, démontrant la loi récurrente, ici ou là, du « deux poids deux mesures », le scandale sera-t-il progressivement confiné aux médias alternatifs et étouffé, dès lors, dans le débat public ? L'avenir proche le dira. Libérer -enfin- la parole sur la nature et l'ampleur des exactions commises par Israël : tel est le sursaut salutaire que toute cette affaire aura eu, d'ores et déjà, le mérite d'initier. *H*H*
Donald Boström
Donald Bostrom, (L'auteur de l'article) l'a rédigé sur la base de témoignages de Palestiniens de Cisjordanie et de la Bande de Gaza, qu'il identifie seulement par leurs prénoms.
Il cite aussi un porte-parole de l'armée israélienne rejetant ces accusations et affirmant que les autopsies de Palestiniens tués par Tsahal sont la procédure de routine. Le papier est accompagné d'une photographie, prise apparemment après une autopsie, d'un Palestinien mort, porteur d'une cicatrice sur toute la longueur de son torse
http://www.aloufok.net:80/spip.php?article815.
vendredi 21 août 2009, par La Rédaction
 
globereporter (son site)
24/8
http://www.agoravox.fr:80/tribune-libre/article/criminel-de-guerre-jusque-dans-les-60583
 
4 Pierre-Yves Lambert : L'"affaire" du "vol d'organes sur des prisonniers palestiniens".
L'"affaire" du "vol d'organes sur des prisonniers palestiniens": un cadeau pour la propagande sioniste
Un article intitulé "Palestine : "On pille les organes de nos fils"", du "journaliste" suédois Donald Borström, circule abondamment sur le net depuis ce matin, reproduit sans le moindre esprit critique par des militants ou sympathisants de la cause palestinienne.
"Si elles sont vraies, c'est la première fois qu'un trafic d'organes est documenté aux USA, ont déclaré des experts au New Jersey Real-Time News" –
C'est quoi les "New Jersey Real-Time News" ? C'est juste un flux de dépêches et d'articles de la presse locale du New Jersey, "Breaking Local News from New Jersey".
Donc, si des "experts" ont fait des déclarations c'est à un des organes-sources de ce flux.
A la façon de citer ses "références", on voit déjà que Borström n'est qu'un bouffon et pas un journaliste, c'est comme s'il citait "googlenews" au lieu d'une dépêche d'agence reprise sur ce site.
En l'occurrence, le journal qui a publié l'article initial sur le trafic d'organes le 24 juillet est un quotidien local du New Jersey, le Star-Ledger (l'article complet est en accès payant dans les archives). Dans la (longue) dépêche Associated Press sur le sujet (seule à rester en ligne un mois plus tard) il est précisé qu'il s'agit au départ d'une enquête pour corruption, sur laquelle a débouché l'affaire des organes.
Et, contrairement à ce qui est écrit dans l'article de Donald Borström, "un vaste trafic d'organes et de blanchiment d'argent, digne des Soprano, a été démasqué dans le New Jersey, impliquant des rabbins, des élus et des fonctionnaires", la dépêche AP précise clairement que "Rosenbaum was arrested in a sweeping federal case that began as an investigation into money laundering and trafficking in kidneys and fake designer bags. It mushroomed into a political corruption probe, culminating in the arrests this week of 44 people, including three New Jersey mayors, various other officials, and five rabbis. The politicians and rabbis were not accused of involvement in the organ trafficking.".
A aucun moment dans l'article il n'est fait mention d'organes prélevés sur des Palestiniens, Borström a juste rattaché cette affaire du New Jersey à des rumeurs qu'il a entendues en Cisjordanie.
De toute façon, j'invite ceux qui comprennent l'anglais à lire attentivement l'analyse de cet article sur le site Electronic Intifada, qui est une source crédible, elle (sauf pour les propagandistes sionistes et leurs alliés objectifs). Où on peut lire ceci:
The fact that Bostrom did not offer evidence for his organ theft claims has given Israel an enormous propaganda gift. Because he offered nothing more than conjecture and hearsay, Israel has launched a major campaign casting itself as an aggrieved victim of "blood libel." This allows Israel to distract attention from the mountains of evidence of well-documented war crimes, and even to discredit real evidence. If there is no evidence behind the organ theft claims, Israel can argue, then maybe all these other claims about crimes in Gaza are equally dubious.
Pierre-Yves Lambert
 
5 Donald Boström : Palestine : "On pille les organes de nos fils"
Les révélations d'un journaliste suédois
Des Palestiniens accusent l'armée israélienne de voler des organes à ses victimes.
Donald Boström raconte le scandale international des transplantations d'organes – et comment lui-même a été le témoin d'une atteinte au corps d'un Palestinien de 19 ans.
Vous pouvez m'appeler un "entremetteur", a déclaré Levy Izhak Rosenbaum, de Brooklyn, USA, sur un enregistrement secret réalisé par un agent du FBI qu'il croyait être un client. Dix jours plus tard, fin juillet de cette année, Rosenbaum a été arrêté et un vaste trafic d'organes et de blanchiment d'argent, digne des Soprano, a été démasqué dans le New Jersey, impliquant des rabbins, des élus et des fonctionnaires.
Le travail d'entremetteur de Rosenbaum n'a rien à voir avec le romantisme. Il s'agissait d'achat et de vente au marché noir de reins provenant d'Israël. Rosenbaum affirme qu'il achète des reins à des gens modestes pour 10,000 $ et les revend ensuite à des patients désespérés aux USA pour 160.000 $. Le temps d'attente pour un rein obtenu par les voies légales est en moyenne de 9 ans.
Les accusations ont ébranlé l'industrie américaine de la transplantation. Si elles sont vraies, c'est la première fois qu'un trafic d'organes est documenté aux USA, ont déclaré des experts au New Jersey Real-Time News.
A la question de savoir combien d'organes il a vendu, Rosenbaum répond: «Pas mal. Et je n'ai jamais échoué», se vante-t-il. Son commerce a duré pendant très longtemps.
Francis Delmonici, un professeur de chirurgie de transplantation à l'Université d'Harvard et membre du conseil d'administration de la National Kidney Foundation (Fondation nationale du rein), indique au même journal que le trafic d'organes, semblable à celui signalé en provenance d'Israël, a lieu dans d'autres endroits de la planète. On estime qu'environ 10% des 63 000 transplantations de reins dans le monde sont illégales, selon Delmonici.
Les pays soupçonnés de ces activités sont le Pakistan, les Philippines et la Chine , où les organes seraient prélevés sur des prisonniers exécutés. Mais les Palestiniens soupçonnent aussi fortement Israël de capturer des jeunes hommes qui lui serviraient à leur corps défendant, comme au Pakistan et en Chine, de réserves d'organes avant d'être tués. Une accusation très grave, avec suffisamment de points d'interrogations pour motiver la Cour internationale de Justice (CIJ) à ouvrir une enquête sur d'éventuels crimes de guerre.
Israël a été à maintes reprises critiqué pour sa gestion contraire à l'éthique des organes et des greffes. La France a été parmi les pays qui ont cessé la collaboration d'organes avec Israël dès les années 90. Le Jerusalem Post a écrit que «les autres pays européens devraient suivre l'exemple de la France prochainement."
Depuis le début des années 2000, la moitié des reins greffés à des Israéliens ont été achetés illégalement en Turquie, en Europe de l'Est ou en Amérique latine. Les autorités sanitaires israéliennes sont totalement au courant de ce commerce, mais ne font rien pour l'arrêter.
Lors d'une conférence en 2003, il a été démontré qu'Israël est le seul pays occidental dont le corps médical ne condamne pas le commerce illégal d'organes et qui ne prend aucune mesure légale contre les médecins qui participent à ce commerce illégal. Au contraire, les médecins-chefs des grands hôpitaux israéliens sont impliqués dans la plupart des transplantations illégales, selon le quotidien suédois Dagens Nyheter du 5 Décembre 2003.
Au cours de l'été 1992, Ehud Olmert, alors ministre de la Santé , avait tenté de régler la question de la pénurie d'organes en lançant une grande campagne visant à trouver des volontaires israéliens pour des dons d'organes post mortem. Un demi-million de tracts furent diffusés dans les journaux locaux, invitant les Israéliens à s'inscrire pour des dons d'organes après leur mort. Ehud Olmert avait été lui-même la première personne à s'inscrire.
Deux semaines plus tard, le Jerusalem Post signalait que la campagne avait été un succès. Pas moins de 35.000 personnes s'étaient inscrites, contre 500 par mois auparavant.
Toutefois, dans le même article, la journaliste Judy Siegel écrivait que l'écart entre l'offre et la demande était toujours important. 500 personnes étaient sur liste d'attente pour une greffe de rein, mais que seules 124 transplantations pourraient être réalisées. Sur les 45 personnes ayant besoin d'un nouveau foie, trois seulement pouvaient être opérées en Israël.
Pendant cette campagne, de jeunes hommes palestiniens ont commencé à disparaître dans les villages de Cisjordanie et de Gaza. Des soldats israéliens les ramenaient morts au bout de 5 jours, le corps ouvert. Parler de ces corps charcutés terrorisait la population des territoires occupés. Il y avait des rumeurs d'une augmentation spectaculaire du taux de disparition de jeunes hommes, avec des enterrements nocturnes de corps autopsiés.
J'étais dans la région à l'époque, je travaillais sur un livre. À plusieurs reprises, j'ai été contacté par le personnel de l'ONU préoccupé par l'évolution de la situation. Les personnes qui me contactaient disaient que des vols d'organes avaient certainement lieu, mais qu'ils étaient empêchés d'agir contre cela.
Ayant trouvé un réseau de diffusion pour le reportage, je me suis alors déplacé dans le secteur pour interroger un grand nombre de familles palestiniennes en Cisjordanie et dans la bande de Gaza : j'ai rencontré des parents qui ont raconté comment les organes de leur fils avaient été prélevés, avant d'être tués.
Un des exemples que j'ai trouvé lors de ce sinistre voyage fut celui le jeune lanceur de pierres, Bilal Ahmed Ghanan.
Il était près de minuit quand retentit le rugissement d'un moteur d'une colonne de l'armée israélienne à la périphérie d'Imatin, un petit village dans le nord de la Cisjordanie. Les deux mille habitants ont été réveillés. Ils se tenaient, ombres silencieuses dans l'obscurité, certains couchés sur les toits, d'autres cachés derrière les rideaux, les murs ou les arbres qui fournissaient une protection pendant le couvre-feu, mais offraient toujours une vue complète de ce qui allait devenir la tombe du premier martyr du village. Les militaires avaient coupé l'électricité et le secteur était maintenant une Zone Militaire Fermée – pas même un chat ne pouvait sortir sans risquer sa vie.
L'insupportable silence de la nuit noire était seulement interrompu par des sanglots silencieux. Je ne me souviens pas si nos frissons étaient dus au froid ou à la tension. Cinq jours plus tôt, le 13 Mai 1992, une force spéciale israélienne avait utilisé l'atelier de menuiserie du village pour tendre une embuscade. La personne pour qui l'action avait été mise en place était Bilal Ahmed Ghanan, l'un des jeunes lanceurs de pierres palestiniens qui menait la vie dure aux soldats israéliens.
En tant que l'un des principaux lanceurs de pierres, Bilal Ghanan, était recherché par l'armée depuis quelques d'années. Avec d'autres garçons lanceurs de pierres, il se cachait dans les montagnes de Naplouse, sans toit au-dessus de sa tête. Se faire prendre signifiait la torture et la mort pour ces garçons : ils devaient donc rester dans les montagnes, à tout prix.
Le 13 Mai, Bilal a fait une exception, lorsque pour une raison inconnue, il est passé sans protection devant l'atelier de menuiserie. Pas même Talal, son frère aîné, ne sait pourquoi il a pris ce risque. Peut-être les garçons étaient-ils sortis pour se réapprovisionner, leurs réserves de nourriture étant épuisées.
Tout s'est déroulé selon le plan de la force spéciale israélienne. Les soldats ont écrasé leurs cigarettes, posé leurs canettes de Coca-Cola, et ont visé calmement à travers la fenêtre brisée. Quand Bilal a été suffisamment proche, ils n'ont eu qu'à tirer sur la gâchette. Le premier coup l'a frappé à la poitrine. Selon des villageois qui ont été témoins de l'incident, il a été touché par une balle dans chaque jambe. Deux soldats sont alors descendus en courant de l'atelier de menuiserie et ont tiré à nouveau sur Bilal dans le ventre.
Puis, ils l'ont attrapé par les pieds et l'ont traîné sur les vingt marches en pierre de l'escalier de l'atelier. Les villageois racontent que les gens de l'ONU et du Croissant-Rouge se trouvaient à proximité, ont entendu la décharge et sont venus à la recherche de blessés ayant besoin de soins. Une discussion a eu lieu pour savoir qui devrait se charger de la victime. Les discussions se sont terminées avec le chargement de Bilal grièvement blessé dans une jeep par les soldats israéliens qui l'ont emmené à la sortie du village, où un hélicoptère de l'armée les attendait. Le garçon a été transporté vers une destination inconnue de sa famille. Cinq jours plus tard, il est revenu mort, enveloppé dans un tissu vert d'hôpital.
Un villageois a reconnu le capitaine Yahya, le chef de la colonne de l'armée, comme étant celui qui avait transporté Bilal depuis le centre d'autopsie d' Abou Kabir, à l'extérieur de Tel Aviv, jusqu'à son dernier lieu repos. "Le capitaine Yahya est le pire de tous», a murmuré le villageois à mon oreille. Après que Yahya eut fait décharger le corps et changer le tissu vert contre un autre en coton léger, certains hommes de la famille de la victime ont été choisis par les soldats pour creuser la tombe et mélanger le ciment.
Malgré le bruit marqué des pelles, nous pouvions entendre les rires des soldats qui échangeaient quelques plaisanteries en attendant de rentrer chez eux. Quand Bilal a été mis en terre, sa poitrine a été découverte. Soudain, il est devenu clair pour les quelques personnes présentes à quel genre d'abus le garçon avait été exposé. Bilal n'était pas le premier jeune Palestinien à être enterré avec une incision du ventre jusqu'au menton et les spéculations allaient bon train sur le pourquoi de ces sutures.
Les familles en Cisjordanie et à Gaza étaient sûres de ce qui était arrivé à leurs fils : «Nos fils sont utilisés comme donneurs d'organes involontaires», m'a dit un proche de Khaled de Naplouse, de même que la mère de Raed de Jénine et les oncles de Mahmoud et Nafes dans la bande de Gaza, qui ont tous disparu pendant un certain nombre de jours avant de revenir de nuit, morts et autopsiés.
"Pourquoi sinon garder les corps pendant au moins cinq jours avant de nous laisser les enterrer? Qu'est-il arrivé aux corps pendant cette période? Pourquoi effectuent-ils une autopsie, contre notre volonté, lorsque la cause du décès est évidente? Pourquoi les corps sont-ils rendus de nuit? Pourquoi avec une escorte militaire? Pourquoi la zone est-elle bouclée pendant l'enterrement? Pourquoi l'électricité est-elle coupée?" L'oncle de Nafe était bouleversé, et il avait beaucoup de questions.
Les proches des Palestiniens morts n'avaient plus de doutes quant aux raisons de ces meurtres, mais le porte-parole de l'armée israélienne affirmait que les allégations de vol d'organes étaient des mensonges. Toutes les Palestiniens qui sont tués sont autopsiés, c'est la routine, dit-il.
Bilal Ahmed Ghanan a été l'un des 133 Palestiniens tués de différentes façons cette année-là. Selon les statistiques palestiniennes, les causes des décès ont été: tué dans la rue, une explosion, par des gaz lacrymogènes, délibérément écrasé, pendu en prison, tué à l'école, tué à la maison, etc.
Les 133 personnes tuées avaient entre 4 mois et 88 ans. Seule la moitié d'entre elles, 69 victimes, ont été autopsiées. L'autopsie « de routine » des Palestiniens tués - dont parlait le porte-parole de l'armée – ne reflète pas la réalité dans les territoires occupés. Les questions demeurent.
Nous savons qu'Israël a un grand besoin d'organes, qu'il existe un vaste commerce illégal d'organes, qui a lieu depuis de nombreuses années maintenant, que les autorités sont conscientes de cela et que les médecins à des postes de direction dans les grands hôpitaux y participent, ainsi que des fonctionnaires à différents niveaux.
Nous savons aussi que des jeunes hommes palestiniens ont disparu, qu'ils ont été ramenés au bout de cinq jours, de nuit, dans un secret absolu, recousus après avoir été ouverts du menton à l'abdomen, charcutés et recousus.
Il est temps d'apporter de la clarté sur ce commerce macabre, de faire la lumière sur ce qui se passe et ce qui s'est passé dans les territoires occupés par Israël depuis le début de l'Intifada.
Source : Aftonbladet - "Våra söner plundras på sina organ"
Article original publié le 17/8/2009
Traduit par  MG.
Édité par Fausto Giudice
Sur l'auteur
MG est rédactrice du site ISM, partenaire de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique, dont Fausto Giudice est membre.
Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l'intégrité et d'en mentionner l'auteur, le traducteur, le réviseur et la source.
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6 Helle Klein : Le scandale des vols d'organes de Palestiniens.
Il faut sauver Israël de son gouvernement.
Les réactions israéliennes à l'article paru dans les pages Culture d'Aftonbladet sur le trafic d'organes [lire ici : Palestine : "On pille les organes de nos fils"] battent des records dans l'exagération.
Le ministre des Affaires étrangères  Avigdor Lieberman a exigé que le gouvernement suédois agisse contre Aftonbladet. Hier le Premier ministre  Benjamin Netanyahou a rallié cette position.
Notre ministre des Affaires étrangères Carl Bildt s'est contenté de prendre la défense de la liberté d'expression et de la presse suédoise sur son blog. Si l'on considère que le seul document officiel portant e cachet du ministère a été la déclaration de notre ambassadrice à  Tel Aviv, il est temps que  Bildt quitte la blogosphère et se consacre à une communication diplomatique plus traditionnelle.
Le ton dur adopté par les Israéliens ne favorise pas la cause de leur État. C'est ce qu'a constaté l'ambassadeur expérimenté Sven Hirdman dans une causerie radiophonique sur  Studio 1.
Des points de vue similaires s'expriment dans la communauté juive suédoise. Lena Posner, présidente de la communauté juive de Stockholm [qui compte 4400 membres, fréquentant 3 synagogues, NdT] remet en cause dans les médias israéliens le bien-fondé des affirmations de Lieberman selon lequel la Suède serait pays marqué par l'antisémitisme.
"Avec tout le respect que je lui dois, lui et d'autres se trompent totalement ", dit  Posner. Elle remarque que le débat en Suède est souvent critique à l'égard d'Israël mais que ça n'est pas le seul cas de la Suède et elle ajoute: "Mettre toute le temps en avant l'Holocauste ne nous aide pas ".
Un journal libéral israélien comme Haaretz est aussi perplexe face aux attaques contre la Suède de  Lieberman et du gouvernement suédois.
"Le scandale diplomatique déclenché par le ministre des Affaires étrangères  Avigdor Lieberman à cause d'un article dans Aftonbladet  est une erreur car un gouvernement qui respecte la liberté de la presse ne répond pas de ce que publient les journaux ", écrit Haaretz, qui accuse Lieberman de penser en "termes soviétiques".
Comment donc comprendre les agissements du gouvernement israélien? C'est de  realpolitik qu'il s'agit.
La guerre menée par l'État d'Israël contre Gaza à l'hiver dernier est fortement critiquée par l'ONU et les organisations de défense des droits humains, tout comme sa politique d'occupation de la Cisjordanie. L 'administration Obama aux USA clairement exprimé son désagrément et exige un arrêt total de toute nouvelle colonie.
Le gouvernement israélien est les plus extrémiste de droite de l'histoire du pays et le ministre des AE Lieberman a reçu un accueil tiède aux USA et dans l'UE. Israël est en train de s'enfermer dans son coin et est de plus en plus isolée face aux critiques croissantes de la communauté internationale.
Dans cette situation Lieberman et Netanyahou ont besoin d'un ennemi extérieur auquel s'en prendre pour pouvoir rassembler l'opinion interne.. La vision du monde liebermanesque est simple : ou vous êtes avec nous, ou vous êtes contre nous. Et l'article des pages Culture d'Aftonbladet était une occasion à saisir par le gouvernement israélien pour pouvoir démontrer sa capacité d'action contre le prétendu antisémitisme.
Simultanément le vice-Premier ministre Moshe Ya'alon participait la semaine dernière à une rencontre avec des militants d'extrême-droite.  Ya'alon, ancien chef d'État-major de l'armée israélienne, a déclaré que le mouvement pacifiste israélien  (Peace Now) était  "un virus qui afflige la société israélienne". Les médias aussi étaient un virus non digne de confiance, selon ce membre du gouvernement Face à la critique d' Obama contre les colonies,  Ya'alon a tonitrué: Je n'ai pas peur des Américains ! Et il a ordonné l'installation de nouvelles colonies.
Voilà comment un vice-Premier ministre israélien parle. C'est ça l'ambiance en Israël de nos jours. C'est dans ce contexte qu'il faut lire les accusations contre la Suède et Aftonbladet.
Même les amis d'Israël les plus fanatiques comme Gunnar Hökmark [député européen du Parti du rassemblement modéré (Moderata Samplingspartiet), principal parti gouvernemental, conservateur, NdT] devraient se faire du souci.
Helle Klein
Traduit par  Fausto Giudice
Source : Éditorial d'Aftonbladet, Stockholm - Rädda Israel från dess regering
Article original publié le 24.8.2009
Fausto Giudice est membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l'intégrité et d'en mentionner l'auteure, le traducteur et la source.
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vendredi 4 septembre 2009

Shlomo Sand : l’exil du peuple juif est un mythe



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From: "Hess Madeleine" <grianala@yahoo.fr>
Sent: Friday, September 04, 2009 11:00 AM
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Shlomo Sand : l'exil du peuple juif est un mythe

Verbatim :: Lundi, 19 mai 2008 :: Shlomo Sand ::    

L'historien Shlomo Sand affirme que l'existence des diasporas de Méditerranée et d'Europe centrale est le résultat de conversions anciennes au judaïsme. Pour lui, l'exil du peuple juif est un mythe, né d'une reconstruction à postériori sans fondement historique. Entretien.

Parmi la profusion de héros nationaux que le peuple d'Israël a produits au fil des générations, le sort n'aura pas été favorable à Dahia Al-Kahina qui dirigea les Berbères de l'Aurès, en Afrique du Nord. Bien qu'elle fût une fière juive, peu d'Israéliens ont entendu le nom de cette reine guerrière qui, au septième siècle de l'ère chrétienne, a unifié plusieurs tribus berbères et a même repoussé l'armée musulmane qui envahissait le nord de l'Afrique. La raison en est peut-être que Dahia Al-Kahina était née d'une tribu berbère convertie semble-t-il plusieurs générations avant sa naissance, vers le 6e siècle.

D'après l'historien Shlomo Sand, auteur du livre « Quand et comment le peuple juif a-t-il été inventé ? » (aux éditions Resling – en hébreu), la tribu de la reine ainsi que d'autres tribus d'Afrique du Nord converties au judaïsme sont l'origine principale à partir de laquelle s'est développé le judaïsme séfarade. Cette affirmation, concernant les origines des Juifs d'Afrique du Nord à partir de tribus locales qui se seraient converties – et non à partir d'exilés de Jérusalem – n'est qu'une composante dans l'ample argumentation développée dans le nouvel ouvrage de Sand, professeur au département d'Histoire de l'Université de Tel Aviv.

Dans ce livre, Sand essaie de démontrer que les Juifs qui vivent aujourd'hui en Israël et en d'autres endroits dans le monde, ne sont absolument pas les descendants du peuple ancien qui vivait dans le royaume de Judée à l'époque du premier et du second Temple. Ils tirent leur origine, selon lui, de peuples variés qui se sont convertis au cours de l'Histoire en divers lieux du bassin méditerranéen et régions voisines. Non seulement les Juifs d'Afrique du Nord descendraient pour la plupart de païens convertis, mais aussi les Juifs yéménites (vestiges du royaume Himyarite, dans la péninsule arabique, qui s'était converti au judaïsme au quatrième siècle) et les Juifs ashkénazes d'Europe de l'Est (des réfugiés du royaume khazar converti au huitième siècle).

A la différence d'autres « nouveaux historiens » qui ont cherché à ébranler les conventions de l'historiographie sioniste, Shlomo Sand ne se contente pas de revenir sur 1948 ou sur les débuts du sionisme, mais remonte des milliers d'années en arrière. Il tente de prouver que le peuple juif n'a jamais existé comme « peuple-race » partageant une origine commune mais qu'il est une multitude bigarrée de groupes humains qui, à des moments différents de l'Histoire, ont adopté la religion juive. D'après Sand, chez certains penseurs sionistes, cette conception mythique des Juifs comme peuple ancien conduit à une pensée réellement raciste : « Il y a eu, en Europe, des périodes où, si quelqu'un avait déclaré que tous les Juifs appartenaient à un peuple d'origine non juive, il aurait été jugé antisémite séance tenante. Aujourd'hui, si quelqu'un ose suggérer que ceux qui sont considérés comme juifs, dans le  monde (…) n'ont jamais constitué et ne sont toujours pas un peuple ni une nation, il est immédiatement dénoncé comme haïssant Israël » (p. 31).

D'après Sand, la description des Juifs comme un peuple d'exilés, errant et se tenant à l'écart, qui « ont erré sur mers et sur terres, sont arrivés au bout du monde et qui, finalement, avec la venue du sionisme, ont fait demi-tour pour revenir en masse sur leur terre orpheline », cette description ne relève que d'une « mythologie nationale ». Tout comme d'autres mouvements nationaux en Europe, qui ont revisité un somptueux âge d'or pour ensuite, grâce à lui, fabriquer leur passé héroïque – par exemple, la Grèce classique ou les tribus teutonnes – afin de prouver qu'ils existaient depuis fort longtemps, « de même, les premiers bourgeons du nationalisme juif se sont tournés vers cette lumière intense dont la source était le royaume mythologique de David » (p. 81).

Mais alors, quand le peuple juif a-t-il réellement été inventé, selon l'approche de Sand ? « Dans l'Allemagne du 19e siècle, à un certain moment, des intellectuels d'origine juive, influencés par le caractère 'volkiste' du nationalisme allemand, se sont donné pour mission de fabriquer un peuple « rétrospectivement », avec la soif de créer une nation juive moderne. A partir de l'historien Heinrich Graetz, des intellectuels juifs commencent à esquisser l'histoire du judaïsme comme l'histoire d'un peuple qui avait un caractère national, qui est devenu un peuple errant et qui a finalement fait demi-tour pour revenir dans sa patrie. »

Entretien

Shlomo Sand, historien du 20e siècle, avait jusqu'à présent étudié l'histoire intellectuelle de la France moderne (dans son livre « L'intellectuel, la vérité et le pouvoir », Am Oved éd., 2000 – en hébreu), et les rapports entre le cinéma et l'histoire politique (« Le cinéma comme Histoire », Am Oved, 2002 – en hébreu). D'une manière inhabituelle pour des historiens de profession, il se penche, dans son nouveau livre, sur des périodes qu'il n'avait jamais étudiées – généralement en s'appuyant sur des chercheurs antérieurs qui ont avancé des positions non orthodoxes sur les origines des Juifs.

En fait, l'essentiel de votre livre ne s'occupe pas de l'invention du peuple juif par le nationalisme juif moderne mais de la question de savoir d'où viennent les Juifs.

« Mon projet initial était de prendre une catégorie spécifique de matériaux historiographiques modernes, d'examiner comment on avait fabriqué la fiction du peuple juif. Mais dès que j'ai commencé à confronter les sources historiographiques, je suis tombé sur des contradictions. Et c'est alors ce qui m'a poussé – je me suis mis au travail, sans savoir à quoi j'aboutirais. J'ai pris des documents originaux pour essayer d'examiner l'attitude d'auteurs anciens – ce qu'ils avaient écrit à propos de la conversion. »

Des spécialistes de l'histoire du peuple juif affirment que vous vous occupez de questions dont vous n'avez aucune compréhension et que vous vous fondez sur des auteurs que vous ne pouvez pas lire dans le texte.

« Il est vrai que je suis un historien de la France et de l'Europe, et pas de l'Antiquité. Je savais que dès lors que je m'occuperais de périodes anciennes comme celles-là, je m'exposerais à des critiques assassines venant d'historiens spécialisés dans ces champs d'étude. Mais je me suis dit que je ne pouvais pas en rester à un matériel historiographique moderne sans examiner les faits qu'il décrit. Si je ne l'avais pas fait moi-même, il aurait fallu attendre une génération entière. Si j'avais continué à travailler sur la France, j'aurais peut-être obtenu des chaires à l'université et une gloire provinciale. Mais j'ai décidé de renoncer à la gloire. »

« Après que le peuple ait été exilé de force de sa terre, il lui est resté fidèle dans tous les pays de sa dispersion et n'a pas cessé de prier et d'espérer son retour sur sa terre pour y restaurer sa liberté politique » : voilà ce que déclare, en ouverture, la Déclaration d'Indépendance. C'est aussi la citation qui sert de préambule au troisième chapitre du livre de Shlomo Sand, intitulé « L'invention de l'Exil ». Aux dires de Sand, l'exil du peuple de sa terre n'a en fait jamais eu lieu.

« Le paradigme suprême de l'envoi en exil était nécessaire pour que se construise une mémoire à long terme, dans laquelle un peuple-race imaginaire et exilé est posé en continuité directe du « Peuple du Livre » qui l'a précédé », dit Sand ; sous l'influence d'autres historiens qui se sont penchés, ces dernières années, sur la question de l'Exil, il déclare que l'exil du peuple juif est, à l'origine, un mythe chrétien, qui décrivait l'exil comme une punition divine frappant les Juifs pour le péché d'avoir repoussé le message chrétien. « Je me suis mis à chercher des livres étudiant l'envoi en exil – événement fondateur dans l'Histoire juive, presque comme le génocide ; mais à mon grand étonnement, j'ai découvert qu'il n'y avait pas de littérature à ce sujet. La raison en est que personne n'a exilé un peuple de cette terre. Les Romains n'ont pas déporté de peuples et ils n'auraient pas pu le faire même s'ils l'avaient voulu. Ils n'avaient ni trains ni camions pour déporter des populations entières. Pareille logistique n'a pas existé avant le 20e siècle. C'est de là, en fait, qu'est parti tout le livre : de la compréhension que la société judéenne n'a été ni dispersée ni exilée. »

Si le peuple n'a pas été exilé, vous affirmez en fait que les véritables descendants des habitants du royaume de Judée sont les Palestiniens.

« Aucune population n'est restée pure tout au long d'une période de milliers d'années. Mais les chances que les Palestiniens soient des descendants de l'ancien peuple de Judée sont beaucoup plus élevées que les chances que vous et moi en soyons. Les premiers sionistes, jusqu'à l'insurrection arabe, savaient qu'il n'y avait pas eu d'exil et que les Palestiniens étaient les descendants des habitants du pays. Ils savaient que des paysans ne s'en vont pas tant qu'on ne les chasse pas. Même Yitzhak Ben Zvi, le second président de l'Etat d'Israël, a écrit en 1929, que « la grande majorité des fellahs ne tirent pas leur origine des envahisseurs arabes, mais d'avant cela, des fellahs juifs qui étaient la majorité constitutive du pays ». »

Et comment des millions de Juifs sont-ils apparu tout autour de la Méditerranée ?

« Le peuple ne s'est pas disséminé, c'est la religion juive qui s'est propagée. Le judaïsme était une religion prosélyte. Contrairement à une opinion répandue, il y avait dans le judaïsme ancien une grande soif de convertir. Les Hasmonéens furent les premiers à commencer à créer une foule de Juifs par conversions massives, sous l'influence de l'hellénisme. Ce sont les conversions, depuis la révolte des Hasmonéens jusqu'à celle de Bar Kochba, qui ont préparé le terrain à la diffusion massive, plus tard, du christianisme. Après le triomphe du christianisme au 4e siècle, le mouvement de conversion a été stoppé dans le monde chrétien et il y a eu une chute brutale du nombre de Juifs. On peut supposer que beaucoup de Juifs apparus autour de la mer Méditerranée sont devenus chrétiens. Mais alors, le judaïsme commence à diffuser vers d'autres régions païennes – par exemple, vers le Yémen et le Nord de  l'Afrique. Si le judaïsme n'avait pas filé de l'avant à ce moment-là, et continué à convertir dans le monde païen, nous serions restés une religion totalement marginale, si même nous avions survécu. »

Comment en êtes-vous arrivé à la conclusion que les Juifs d'Afrique du Nord descendent de Berbères convertis ?

« Je me suis demandé comment des communautés juives aussi importantes avaient pu apparaître en Espagne. J'ai alors vu que Tariq Ibn-Ziyad, commandant suprême des musulmans qui envahirent l'Espagne, était berbère et que la majorité de ses soldats étaient des Berbères. Le royaume berbère juif de Dahia Al-Kahina n'avait été vaincu que 15 ans plus tôt. Et il y a, en réalité, plusieurs sources chrétiennes qui déclarent que beaucoup parmi les envahisseurs d'Espagne étaient des convertis au judaïsme. La source profonde de la grande communauté juive d'Espagne, c'étaient ces soldats berbères convertis au judaïsme. »

Aux dires de Sand, l'apport démographique le plus décisif à la population juive dans le monde s'est produit à la suite de la conversion du royaume khazar – vaste empire établi au Moyen-âge dans les steppes bordant la Volga et qui, au plus fort de son pouvoir, dominait depuis la Géorgie actuelle jusqu'à Kiev. Au 8e siècle, les rois khazars ont adopté la religion juive et ont fait de l'hébreu la langue écrite dans le royaume. A partir du 10e siècle, le royaume s'est affaibli et au 13e siècle, il a été totalement vaincu par des envahisseurs mongols et le sort de ses habitants juifs se perd alors dans les brumes.

Shlomo Sand revisite l'hypothèse, déjà avancée par des historiens du 19e et du 20e siècles, selon laquelle les Khazars convertis au judaïsme seraient l'origine principale des communautés juives d'Europe de l'Est. « Au début du 20e siècle, il y a une forte concentration de Juifs en Europe de l'Est : trois millions de Juifs, rien qu'en Pologne », dit-il ; « l'historiographie sioniste prétend qu'ils tirent leur origine de la communauté juive, plus ancienne, d'Allemagne, mais cette historiographie ne parvient pas à expliquer comment le peu de Juifs venus d'Europe occidentale – de Mayence et de Worms – a pu fonder le peuple yiddish d'Europe de l'Est. Les Juifs d'Europe de l'Est sont un mélange de Khazars et de Slaves repoussés vers l'Ouest. »

Si les Juifs d'Europe de l'Est ne sont pas venus d'Allemagne, pourquoi parlaient-ils le yiddish, qui est une langue germanique ?

« Les Juifs formaient, à l'Est, une couche sociale dépendante de la bourgeoisie allemande et c'est comme ça qu'ils ont adopté des mots allemands. Je m'appuie ici sur les recherches du linguiste Paul Wechsler, de l'Université de Tel Aviv, qui a démontré qu'il n'y avait pas de lien étymologique entre la langue juive allemande du Moyen-âge et le yiddish. Le Ribal (Rabbi Yitzhak Bar Levinson) disait déjà en 1828 que l'ancienne langue des Juifs n'était pas le yiddish. Même Ben Tzion Dinour, père de l'historiographie israélienne, ne craignait pas encore de décrire les Khazars comme l'origine des Juifs d'Europe de l'Est et peignait la Khazarie comme la « mère des communautés de l'Exil » en Europe de l'Est. Mais depuis environ 1967, celui qui parle des Khazars comme des pères des Juifs d'Europe de l'Est est considéré comme bizarre et comme un doux rêveur. »

Pourquoi, selon vous, l'idée d'une origine khazar est-elle si menaçante ?

« Il est clair que la crainte est de voir contester le droit historique sur cette terre. Révéler que les Juifs ne viennent pas de Judée paraît réduire la légitimité de notre présence ici. Depuis le début de la période de décolonisation, les colons ne peuvent plus dire simplement : « Nous sommes venus, nous avons vaincu et maintenant nous sommes ici » – comme l'ont dit les Américains, les Blancs en Afrique du Sud et les Australiens. Il y a une peur très profonde que ne soit remis en cause notre droit à l'existence. »

Cette crainte n'est-elle pas fondée ?

« Non. Je ne pense pas que le mythe historique de l'exil et de l'errance soit la source de ma légitimité à être ici. Dès lors, cela m'est égal de penser que je suis d'origine khazar. Je ne crains pas cet ébranlement de notre existence, parce que je pense que le caractère de l'Etat d'Israël menace beaucoup plus gravement son existence. Ce qui pourra fonder notre existence ici, ce ne sont pas des droits historiques mythologiques mais le fait que nous commencerons à établir ici une société ouverte, une société de l'ensemble des citoyens israéliens. »

En fait, vous affirmez qu'il n'y a pas de peuple juif.

« Je ne reconnais pas de peuple juif international. Je reconnais un « peuple yiddish » qui existait en Europe de l'Est, qui n'est certes pas une nation mais où il est possible de voir une civilisation yiddish avec une culture populaire moderne. Je pense que le nationalisme juif s'est épanoui sur le terreau de ce « peuple yiddish ». Je reconnais également l'existence d'une nation israélienne, et je ne lui conteste pas son droit à la souveraineté. Mais le sionisme, ainsi que le nationalisme arabe au fil des années, ne sont pas prêts à le reconnaître.

« Du point de vue du sionisme, cet Etat n'appartient pas à ses citoyens, mais au peuple juif. Je reconnais une définition de la Nation : un groupe humain qui veut vivre de manière souveraine. Mais la majorité des Juifs dans le monde ne souhaite pas vivre dans l'Etat d'Israël, en dépit du fait que rien ne les en empêche. Donc, il n'y a pas lieu de voir en eux une nation. »

Qu'y a-t-il de si dangereux dans le fait que les Juifs s'imaginent appartenir à un seul peuple ? Pourquoi serait-ce mal en soi ?

« Dans le discours israélien sur les racines, il y a une dose de perversion. C'est un discours ethnocentrique, biologique, génétique. Mais Israël n'a pas d'existence comme Etat juif : si Israël ne se développe pas et ne se transforme pas en société ouverte, multiculturelle, nous aurons un Kosovo en Galilée. La conscience d'un droit sur ce lieu doit être beaucoup plus souple et variée, et si j'ai contribué avec ce livre à ce que moi-même et mes enfants puissions vivre ici avec les autres, dans cet Etat, dans une situation plus égalitaire, j'aurai fait ma part.

« Nous devons commencer à œuvrer durement pour transformer ce lieu qui est le nôtre en une république israélienne, où ni l'origine ethnique, ni la croyance n'auront de pertinence au regard de la Loi. Celui qui connaît les jeunes élites parmi les Arabes d'Israël, peut voir qu'ils ne seront pas d'accord de vivre dans un Etat qui proclame n'être pas le leur. Si j'étais Palestinien, je me rebellerais contre un tel Etat, mais c'est aussi comme Israélien que je me rebelle contre cet Etat. »

La question est de savoir si, pour arriver à ces conclusions-là, il était nécessaire de remonter jusqu'au royaume des Khazars et jusqu'au royaume Himyarite.

« Je ne cache pas que j'éprouve un grand trouble à vivre dans une société dont les principes nationaux qui la dirigent sont dangereux, et que ce trouble m'a servi de moteur dans mon travail. Je suis citoyen de ce pays, mais je suis aussi historien, et en tant qu'historien, j'ai une obligation d'écrire de l'Histoire et d'examiner les textes. C'est ce que j'ai fait. »

Si le mythe du sionisme est celui du peuple juif revenu d'exil sur sa terre, que sera le mythe de l'Etat que vous imaginez ?

« Un mythe d'avenir est préférable selon moi à des mythologies du passé et du repli sur soi. Chez les Américains, et aujourd'hui chez les Européens aussi, ce qui justifie l'existence d'une nation, c'est la promesse d'une société ouverte, avancée et opulente. Les matériaux israéliens existent, mais il faut leur ajouter, par exemple, des fêtes rassemblant tous les Israéliens. Réduire quelque peu les jours de commémoration et ajouter des journées consacrées à l'avenir. Mais même aussi, par exemple, ajouter une heure pour commémorer la « Nakba », entre le Jour du Souvenir et la Journée de l'Indépendance. »

Note :

Shlomo Sand est né en 1946 à Linz (Autriche) et a vécu les deux premières années de sa vie dans les camps de réfugiés juifs en Allemagne. En 1948, ses parents émigrent en Israël, où il a grandi. Il finit ses études supérieures en histoire, entamées à l'université de Tel-Aviv, à l'École des hautes études en sciences sociales, à Paris. Depuis 1985, il enseigne l'histoire de l'Europe contemporaine à l'université de Tel-Aviv. Il a notamment publié en français : « L'Illusion du politique. Georges Sorel et le débat intellectuel 1900 » (La Découverte, 1984), « Georges Sorel en son temps », avec J. Julliard (Seuil, 1985), « Le XXe siècle à l'écran » (Seuil, 2004). « Les mots et la terre. Les intellectuels en Israël » (Fayard, 2006)

Source : Ofri Ilani, Haaretz, 21 mars 2008, traduit de l'hébreu par Michel Ghys pour Protection Palestine

18 Réponses »
rimbus le Jeudi, 8 janvier 2009 à 5:54 :
Arthur Koestler a écrit un livre « la 13e tribu, l'héritage des Khazars » en 1976, qui explique exactement la même chose, il est étonnant que Schlomo Sand n'en parle pas.
En ce qui concerne les séfarades, au Maroc les juifs berbères sont bien connus et leurs saints sont respectés, donnant lieu à des moussems, et son histoire de la reine berbère colle assez bien. Pour le reste, Israël Finkelstein dans « la Bile dévoilée » confirme bien ce brassage de peuples à l'origine des deux royaumes juifs, de Judée et de Samarie.
C'est un bon article que je vais marquer dans mes favoris.

be-critical le Dimanche, 18 janvier 2009 à 3:08 :
Il y a beaucoup de choses que shlomo sand ne dit pas ; il est proche des milieux d'extrême gauche dont certains parmi les plus radicaux. Si Israel était l'état soi-disant fascisant qu'il décrit, qu'il nous explique comment se fait-il que la Ministre de l'éducation a rapidement adopté sa recommandation d'intégrer l'enseignement de la « nakba » dans les écoles. Précisons aussi que l'idée de créer une « nakba » comme en une sorte de copier-coller de la « shoa » et qui en reprend la signification exacte de « catastrophe » provient d'un avocat et lobbyiste Palestinien qui, dans un schéma désormais classique, tente de récupérer l'héritage symbolique et historique des juifs. L'introduction de cette célébration dans les écoles ne peut faire qu'exploser à moyen ou long terme le pays pour en faire un kosovo et le fait est qu'il faut apprendre plutôt aux Palestinines d'arrêter d'être fascinés par des
 gens qu'ils considèrent comme leurs ennemis alors même qu'il y a des queues entières devant le Ministère pour obtenir la nationalité israelienne. Shlomo Sand, prétend avoir renoncé à la gloire. Un peu plus et il se déclarerait « martyr » au nom de la Palestine. Mais où sont les Palestinines capables d'être aussi critiques que ce genre de Juif pour un vrai « vivre ensemble » dans les frontière d'Israël qu'il voudrait un pays « de tous ses citoyens » en y incluant ceux qui veulent le détruire et ne s'en cachent pas ?
Shlomo Sand voulait surtout faire un grand coup médiatique pour se faire connaître et c'est une chose classique, en Israël , qu'il n'y a rien de mieux pour un gauchiste que critiquer son état surtout à l'étranger, se faisant ainsi passer pour le prophète maudit que tous le monde, sous ce seul prétexte, devrait suivre aveuglément. Le fait aussi qu'il n'ait pas parlé de Koestler (qui lui évoquait la conversion des khazars sans en faire une arme médiatique contre Israel ni prétendre que les conversions auraient suffi à créer le peuple juif) est un signe fort du fait qu'il s'agit d'acuqérir une gloire à tout prix et pour cela, c'est bien connu, « il faut tuer le père », celui qui a une thèse proche ou précédente trop proche. Pour cette même raison, on est en droit de douter de son honnêteté intellectuelle, sans compter sa méconaissance de la filiation juive qui permet à un bon tiers des Juifs contemporains au
 moins de retracer leurs généalogies de manière la plus détaillée qu'aucun peuple à ce jour. Par ailleurs, les nouvelles recherches généalogiques qui intègrent la génétique ont découvert, que cela plaise ou non (et il faudrait peut-être arrêter de découper le monde en bons nomades/immigrés et en méchants sédentaires/nationaux pour s'en apercevoir), qu'il existe des marqueurs identitaires génétiques.Ceci n'a rien de moralement condamnable lié à la généalogie. Des liens ont pu être trouvés entre diverses populations du Proche-Orient, mais rien de scientifiquement convainquant qui justifierait la thèse de Sand, En bref, Sand a fait un super coup de marketing editorial, mais il aurait pour cela, en quelque sorte « vendu ses freres », ce dont seul les antisémites jouissent en secret en lisant ces lignes.

be-critical le Dimanche, 18 janvier 2009 à 3:13 :
Je propose de lire aussi, en complément et pour soritr du politiquement correct, la brillante psychiatre Syro-Américaine et intellectuelle Arabe vraiment indépendante :

http://www.primo-europe.org/selection.php?numdoc=Ed-598470795

eowyn le Dimanche, 18 janvier 2009 à 10:13 :
Vraiment indépendante … sur Fox News. par pitié !

Iciyas le Dimanche, 18 janvier 2009 à 13:28 :
Vous avez tout à fait raison « eowyn ». C'est normal puisque l'article parle de mythe.

Si Shlomo Sand était non juif il sera automatiquement accusé d'antisémitisme et mis au cachot. comme c'est la mode de nos jours.

lire aussi pour ILan Pappe pour plus d'infos.

scorpio72 le Dimanche, 15 février 2009 à 22:55 :
« Arthur Koestler a écrit un livre "la 13e tribu, l'héritage des Khazars" en 1976, qui explique exactement la même chose, il est étonnant que Schlomo Sand n'en parle pas. »

Pour faire suite au message de Rimbus, je viens d'écouter Shlomo Sand lors de l'émission Là bà si j'y suis et il ne revendique aucune découverte essentielle, il se targue d'avoir seulement ordonné les connaissances historiques et il fait référence à Arthur Koestler dans l'émission en suivant ce lien:

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1582

galilien le Lundi, 16 février 2009 à 12:07 :
Jésus n'était certainement pas juif pas plus qu'il n'était chrétien. Le terme Juif est tiré du mot Judas, « Yéhuda ». Or ce terme n'a aucun entendement spirituel. Cette acception a deux sens pas très particuliers: 1• descendant de Juda, et/ou 2• Judéen, càd quelqu'un originaire de la Judée (et y résidant), espace où s'était installée la tribu de Juda. Le terme juif est un terme tribal comportant uniquement une connotation raciale et géographique. Jésus n'était pas en effet un un juif, et ce pour trois raisons :
1• d'une part il était un lévite, càd descendant de la tribu de Lévy,
2• de deux, il n'était pas un judéen, mais un galiléen, puisque né à Nazareth, qui elles se trouvent au Nord de la Palestine, alors que la Judée se trouve au sud.
3• de trois le prophète Moïse ne donna jamais à la religion qu'il avait prêchée le terme judaïsme, et ne s'était jamais dit juif, étant lui aussi un lévite.
Quittons alors ces assertions raciales et parlons de spiritualité. En fait, comme dans la Bible hébraïque dit elle même qu'Abraham était un MOSHLEM (càd ami de Dieu en hébreu). Le terme hébraïque Moshlem est dérivé de Ishlam qui lui même est dérivé de Shalam (qui est la racine initiale de Shalom) en Hébreu : Moshlem / Ishlam / Shalam Arabe: Muslim / Islam / Salam Shalam pareil que Salam signifie Paix. Ishlam pareil que Islam signifie : être en alliance dans la paix. Dans le sens spirituel, Ishlam signifie être en alliance avec Dieu. Selon tous ces entendements, Abraham, Moïse, Jésus et Mohammad, ainsi que tous les prophètes étaient des Moshlemim / Muslimine / Musulmans, càd amis de Dieu soumis à Dieu et rien qu'à Dieu. Leur rébellion contre l'idolâtrie et le polythéisme allait dans le sens de cette alliance avec Dieu. Cette rébellion contre l'idolâtrie ne pouvait les amener à se substituer à Dieu, à Dieu ne plaise,
 en appelant leurs propres disciples à être des abrahamiques, des moïsiens, des juifs, des chrétiens, des messianiques, des mohammediens voire des mahométans. Ces prophètes ne faisaient qu'appeler à cheminer dans la voie de l'Ishalm/Islam en étant de bons Moshlem/Muslim.
Jésus n'appela pas les hébreux à l'adorer, mais à rentrer dans le vrai chemin de l'Ishlam, en respectant l'alliance que Dieu leur avait offerte par ses multiples prédécesseurs. Jésus n'avait pas été persécuté par les hébreux parce qu'il se serait dit fils de Dieu, et ce pour la simple raison qu'eux-mêmes employaient la même formule pour évoquer une alliance spirituelle avec Dieu. Jésus usa même de propos assez durs et violents à l'égard des rabbins et pharisiens, voir chapitre 13 de Matthieu, sans avoir été persécuté pour de tel propos. Si Jésus avait été persécuté par les hébreux c'était certainement pour une toute autre raison bien sérieuse qui fit abattre sur lui la colère de tout le Sanhédrin. Jésus avait du énoncer la venue d'un autre messager après lui, qui n'était pas de la lignée d'Isaac. Jésus dut annoncer la venue d'un enfant issu d'Ismaël, conformément à la promesse donnée
 par l'Ange Gabriel à Hagar puis confirmée à Abraham.
C'était LE COMBLE DU BLASPHEME pour ces tribalistes et racialistes primaires qui s'étaient autoproclamés peuple exclusif élu de Dieu, oubliant que l'alliance avec Dieu était une affaire d'élection spirituelle et non pas d'élection raciale. Jésus annonçait le Paraclet, le Mokhammed dont parlait Jérémie 2:7-9 (se référer au texte hébraïque et non pas aux traductions). Jésus annonçait donc aux hébreux la fin du Monopole, et en d'autre termes : la fin de tout monopole, càd, il leur promettait l'universalité de la religion. Rappelles-toi de la pierre angulaire qu'il leur avait promis qu'elle passerait à d'autres nations. [Matthieu 21:42-44] Rappelles-toi aussi qu'il leur avait prédit que le méridien de prière n'allait plus être orienté vers Jérusalem. [Jean 4:21-24] Voilà pourquoi il a été persécuté : il cassait un monopole que les hébreux croyaient racialement héréditaire. Que serait cette pierre
 angulaire (fondement de toute chose) si ce n'est l'alliance avec Dieu, càd l'Ishlam. Jésus promettait que l'alliance avec Dieu était ouverte à TOUS, et qu'elle allait s'annoncer par la bouche même de l'enfant banni par Sarah. Voilà pourquoi Jésus fut persécuté. Il promettait la fin d'un monopole et la fin d'un commerce. Jésus après avoir vainement tenté de réformer les hébreux, leur avait expliqué que l'élection, l'Ishlam, était ouverte à TOUT LE MONDE, ce qui valait pour eux une promesse de dépossession.
Regardes ceux qui se prétendent descendant des hébreux. Sont-ils à ton avis dans l'alliance ? Dans l'Ishlam ?!!!! Non, ils ne sont même plus croyants, mais, pis, ils continuent à perpétrer la même erreur que leurs aïeuls :, l'errance et l'aveuglement, ils continuent à pervertir l'élection spirituelle en une hérésie racialiste. Pire encore: ils n'ont plus de spiritualité, ils ont juste gardé l'hérésie racialiste. Ils se disent juifs par la race, parce que leurs mères sont juives par la race.
Rappelles-toi Moïse. Sa femme n'était pas de la tribu. Elle était une étrangère. Plus encore: elle était une « kowshite », càd une éthiopienne ; une femme de « couleur ». Les enfants de Moïse furent dans l'alliance, ils étaient des moshlem comme leur père. C'est d'eux d'ailleurs que sont issus les juifs falasha. Rappelles-toi de Sephora la femme de Moïse. Ne fut-elle pas rejetée par les racialistes proche de Moïse ?! [Deutéronome - Chapitre 28] Rappelle-toi ce qui était arrivé à ces racialistes. Ne furent-ils pas puni par Dieu en la présence de Moïse ?! [idem] Que ferait alors Dieu de racistes pas du tout croyants qui se réclament fallacieusement de Moïse par la race, alors que leurs corps, leurs âmes et leurs pensées sont éloignés spirituellement de toute alliance avec le Dieu de Moïse ?!!! Et en souillent la mémoire par leurs actes ?!! Dieu n'est pas un raciste, et il ne s'appelle pas FONCIA. L'alliance
 universelle c'est La Voie ; celle que tous les prophètes prêchèrent et tentèrent de préparer. L'alliance universelle c'est La Voie. Dès lors une question s'impose: Qu'était donc la voie des hébreux qui s'étaient prétendus de Moïse ? Cette voie, hélas, au lieu de chercher l'alliance spirituelle n'était constituée que de deux chemins de déviation: la terre et la race. Or, quiconque s'écarte de La Voie il en perd toutes les autres. Engagés dans la voie de la terre et de la race les hébreux furent toujours systématiquement éprouvés par Dieu dans ces deux éléments (d'une guerre à l'autre en 60 ans de vile existence).
Le Messie était venu les libérer de ces deux chemins de déviation, et les rappeler à emprunter La Voie, l'Ishlam, l'Alliance avec Dieu dans la paix. Or que firent-il ?! Ils ne reconnurent même pas le Messie qu'ils attendirent tant. Chez eux le Messie était un libérateur physique. Ils croyaient que le Messie était sensé les faire dominer sur les autres peuples. Or le Messie était venu les libérer des deux petits chemins bien étroits: la race et la terre, pour les mener vers La Grande Voie. Que firent-ils ? Ils persécutèrent leur Libérateur, préférant rester dans leur joug idéologique. D'ailleurs la sortie de Jésus dans une période d'occupation n'était pas un hasard. Quand on dit que l'Ishlam c'est être en alliance avec Dieu, cela entend aussi que c'est être soumis à Lui, et rien qu'à Lui. Quand l'homme se soumet à autre chose elle se rebelle contre lui. Quand les hébreux s'étaient soumis à la race et à
 la terre, leurs petits idéaux se sont systématiquement rebellés contre eux. Les sionistes aujourd'hui, majoritairement non croyants, sont en train de faire la même erreur que les aïeuls dont ils se prétendent issus : Ils se sont enfermés dans une étroite prison entourée des deux fameuses grandes murailles que sont la terre et la race. Comme cette prison est passée du rang de l'idéologie à une nature physique, Dieu la détruira comme Il avait détruit l'idolâtrie qui s'était incarnée d'une hérésie spirituelle en un veau massif bien doré et luisant.
A titre de conclusion j'appelle à méditer cette parole de Jésus, qu'un jour il avait dite à ses disciples : Evangile de Barnabé – Chapitre 99 : « lorsque Israël a aimé quelque chose au point d'en oublier Dieu, Dieu a détruit cette chose-là. Or qu'y a-t-il de plus agréable à Dieu, ici-bas, que le Sacerdoce et le Temple Saint ? Pourtant, au temps du prophète Jérémie, comme le peuple avait oublié Dieu et se glorifiait seulement du Temple parce qu'il n'y en avait pas un semblable au monde, Dieu souleva sa propre colère par Nabuchodonosor, roi de Babylone. Il fit prendre la ville sainte par l'armée et la fit brûler avec le temple sacré, si bien que les choses sacrées que les prophètes de Dieu tremblaient de toucher furent foulées aux pieds par les infidèles remplis de scélératesse ».
Ma conclusion personnelle : Le sionisme gangrenant la Palestine est condamné à disparaître, et ce de deux sortes : soit à la « Saladin », soit à la « Nabuchodonosor » : La libération à la Saladin sera humainement meilleure : la Palestine une fois restaurée, les sionistes qui ont les mains ensanglantées n'auraient qu'à rentrer à leurs pays respectifs, ceux qui ont les mains propres peuvent rester s'ils le désirent, les vrais juifs orthodoxes sont chez eux sur place, les sépharades sont également chez eux tant en Palestine que de par tout le Monde Arabe.
————————————–
Post Scriptum : Durant la prise de Jérusalem par les croisés, ceux-ci liquidèrent les juifs et les musulmans, dans un très grand bain de sang, et interdirent toute entrée des juifs à cette ville. Quand Saladin reconquit la Palestine ainsi que Jérusalem, il ne perpétra quelconque bain de sang ni ne se vengea (sauf d'un seul immonde personnage). Il avait en sus laissé le choix aux croisés de rester sur place ou de rentrer avec leurs richesses. Ce fut d'ailleurs le même Saladin qui rouvrit une seconde fois la Palestine aux juifs, en l'an 1187. La première fois, c'était Omar Ibn Al-Khattab, deuxième Calife de l'Islam, qui le fit, en l'an 637, dont le traité de paix signé par les juifs de palestine est la matrice du la diplomatie « gentleman » du monde. Soliman le Magnifique le fit également en l'an 1553 à l'égard des juifs d'Andalousie qui fuyaient l'inquisition.

galilien le Lundi, 16 février 2009 à 16:15 :
Merci pour votre transparence !

Goutdelavenir le Dimanche, 22 février 2009 à 22:37 :
Bravo à Shlomo Sand. Quel courage et quel amour de la vérité ! Enfin un juif qui n'est pas tombé dans cette perversité (si bien décrite par Elisabeth Roudinesco) de la société israélienne et bien des penseurs juifs à travers le monde, à commencer par Finkielkraut et BHL !

Raimond le Jeudi, 12 mars 2009 à 15:06 :
Les historiens arabes peuvent aussi fausser leurs sources.
Je tire les miennes de L'Histoire du Languedoc de Dom Devic et Dom Vaissette. (Privat)
Prise de Jerusalem:
Tome III, page 532, an 1099:
« L'Emir Guinimond qui commandoit dans la tour de David, ou son neveu et les principaux de la ville s'étaient réfugiés, se voyant hors d'état de résister, demanda aussitot à capituler et remit le chateau qui servoit de citadelle à la ville au comte de Toulouse, à condition que ce prince feroit conduire surement tous ceux qui étoient dedans, avec tous leurs effets, jusqu'a Ascalon, ce qu'il exécuta fidelement ».
Il n'y pas que les sionistes qui ont l'art de pervertir les témoignages historiques.
Malgrés tout en effet il y eut un massacre dans Jérusalem, rapporté par les chretiens et les arabes comme Ibn-Alathir et Aboulfeda. Suite de Dom Vaissete:
« Un grand nombre d'infidèles, tant hommes que femmes et enfants, s'étant réfugiés dans le temple de Salomon (Nota: Des juifs ou des musulmans?), Tancrède (De Sicile d'origine viking) et Gaston de Béarn leur envoyérent leurs drapeaux pour marque qu'ils les mettoient sous leur sauvegarde: mais le premier (Tancrede de Sicile) les fit egorger le lendemain, aprés s'etre enrichi des dépuilles du temple, dont il céda cependant ensuite la meilleure partie au duc Godefroy »
Le nombre de tués va de dix milles (Guillaume de Tyr) à soixante dix milles (Ibn Alathir).
Ne confondons pas le comte de Toulouse et le duc de Bouillon avec ces deux tristes sires avides de pillage…

maxoc le Jeudi, 12 mars 2009 à 15:57 :
je ne vois pas ce qui a de nouveau dans le texte de Sand, d'autant plus qu'l fait des erreur historique notable. Exemple, les palestinien d'origine était en faite….grec. Les philistins (origine de mot palestinien et Palestine) était d'origine grec. Quand a la déportation impossible du peuple hébreux….quelle blague. Les romains ne se sont pas gêner avec la déportation…ils sont simplement massacre les gens sur place pour faire partir les autres…aller voir les gravures a Rome montrant les Romains mettant a sac Jérusalem avec le chandelier porter par les soldats…l'ambiance n'etait vraiment pas a la fête. A propos, personne ne parle de déportation dans l'histoire ancienne du peuple juif, mais bien d'exode. La différence est majeur. Déportation=Romain prenant tous les juifs pour les déplacer dans l'endroit de leur choix. Exile=contrainte du départ sous la menace…qu'importe ou il vont. Sur le sentiment d'appartenir
 a un peuple, vrai ou faux, qu'importe. La est la force du peuple hébreu. Ils parlent la même langue, même pratique; même valeur…et en plus, contrairement a ce que Sand veut faire croire, il partage le même code génétique….eh oui…depuis deux ans, un etude génétique pratiquer sur les Cohen et le Levy (pour ce qui ne connaissent pas, ce nom de famille est particulier donc lorsqu'on le porte, le devoir religieux est plus important). Le résultat a été frappent même pour les généticiens qui s'attendaient a des similitudes mais pas a ce point. En effet, des Cohen venant de Russie, partage des similitudes avec des Cohen d'Afrique du Nord alors que ce n'est pas le même groupe humain…résultat de recherche passionnant. Cela ne fait aucun doute que une partie du peuple d'aujourd'hui s'est en fait converti il y a plusieurs siècle, n'empêche que le peuple Hébreu se trouve dans la population d'aujourd'hui. De plus,
 pour ceux qui on la moindre notion de judaïsme, ce qui échappe totalement au Facho Islamo-Gauchiste, c'est que lorsque une personne est convertie, c'est un renaissance. La personne est considérer comme n'importe quel juif, si ce n'est plus car l'acte de fois a été effectué totalement alors que les autres, c'est par la naissance. Donc c'est en cela que le livre de Sand ne peut pas faire trembler les fondations de l'union du peuple hébreu car d'où que vienne les gens…a un moment de l'histoire, ils ont fait une renaissance en tant que juif. Il suffit qu'un seul hébreu d'origine soit parmi les juif d'aujourd'hui pour que l'histoire s'impose, et c'est indiscutablement le cas. L'orgine, la couleur importe peu…ce qui les réuni sont les valeurs humains et l'exigence de faire mieux en tant qu'être humain. Sand…nice try.

maxoc le Jeudi, 12 mars 2009 à 16:16 :
Galilien; t'es un grand malade. Avoir un probleme avec les Sioniste c'est une chose, mais ton discours anti semite …du genre les juif n'ont pas reconnu le messie ou ce genre de truc…ecoute, je ne veux pas te vexer, ni les musulman, ni les juif, ni les chrétiens…mais la vérité c'est que DIEU N'EXISTE PAS. Car si il existe, alors les bouddhiste, les Indien, les Chinois, les Japonais,les aborigènes, les gens qui pense pas exactement comme toi…vont cramé en enfers. Tu vois bien qu'il y a un problème…LA RELIGION fait parti d'une pathologie maladive du manque de confiance en soi et en l'avenir et aussi du a la non acceptation de sa condition d'élément vivant qui va droit vers la mort dont l'existence, au final, n'a aucun but. Et oui, grâce a la religion, tout un coup, tout est résolu…génial non. Mais comme tu veux trouvé la solution pour tout tes potes des autres religions, tu vas les massacré pour pas qui continu
 a vivre dans l'erreur…Tu vois pourquoi ta religion (JUIF MUSULMAN CHRETIEN BOUDHISTE ETC….) doit être pris au second degré….sinon, tu tombes malades…et le docteur…c'est tu prends un gros pétard, t'écoute bob marley et tu te détends….tu verras, ca se passera bien.

woody allen le Samedi, 14 mars 2009 à 13:37 :
Schlomo Sand n'apporte rien de neuf, il défonce des portes ouvertes…. Dans l'antiquité romaine , le mot de « juif » désignait avant tout les « judéens » c'est dire les habitants de la Judée…. à cette époque on distinguait les enfants d'Israël » ou « d'Abraham » comme communauté religieuse, des Juifs en tant que descendants de la tribu de Juda et habitant la Judée. C'est par des trajets historiques qu'il serait long d'exposer qu'il y a eu une confusion entre l'Israélisme comme fait spirituel et culturel et le Judaisme comme fait politique. d'ailleurs ne serait-ce qu'en France depuis le XIX° siècle on est passé successivement du treme « Israelite » à celui de « Juif » et inversement…. cela dit, il existe bien un peuple juif, comme il existe un « peuple de dieu » pour les chrétiens, peuple juif qui n'est absolument pas fondé comme une appartenance ethnique, mais fondé par une appartenance
 spirituelle et culturelle (d'où on peut être juif athée, à partir du moment où l'on se reconnait dans la culture juive). Israël n'a pas une valeur de terre nationale, mais de Terre Sainte, symbole spirituel, lieu des Prophètes, des Sages fondateurs, et surtout lieu du Temple, sanctuaire de la Présence divine. ce n'est encore une fois de par des problèmes géostratégiques divers que c'est constitué l'état d'Israël, notamment par un refus sytématique des Arabes, au départ les sionistes reclamaient un lieu de paix (home). les premiers sionistes se sont installés sur des terres arides ou marécageuses dont personne ne voulait, ils les ont achetés en bonne et due forme à des propriétaires ottomans ou syriens. les sionistes n'ont jamais colonisé au sens habituel du terme, c'est – à -dire par une guerre de conquête, mais ils se sont implantés de façon pacifique. Que leur implantation ait créé des frustrations parmi
 les arabes, certes, mais cela devait-il finir par une guerre et par le refus catastrophique des arabes en 1948 ? n'oublons pas que ce sont les arabes qui ont déclenché la guerre et pas Israel…Revenons à notre propos, les communautés spirituelle possède des droits légitimes d'implantation en Israël, tout comme les musulmans ont des droits sur le Hedjaz (terre de Médine et de la Mecque). Imaginez un scénario où les musulmans auraient été chassés du Hedjaz…

APVL le Dimanche, 5 avril 2009 à 1:34 :
Pour faire avancer les choses, comme on le dit couramment, il faut prendre un peu de recul.
L'article de M Shlomo Sand concerne l'identité d'un peuple sémite.
Qui se sais sémite prend un soin particulier aux différents noms qui compose son environnement, mais cette pratique semble un peu négligée.
Alors, si l'on se laissait guider par les noms pour accueillir les identités ? Ne serait-ce pas la vocation des sémites (descendants de Sem, »Nom ») que d'accorder cette prééminence, afin que l'au-delà du nom se révèle ?

L'un des cinq livres de la torah ne s'appelle-t-il pas Chemot, commençant par «et voici les noms…
Et d'apporter un éclairage sur les thématiques de territorialité, de diaspora, et de circulations des identités dont l'impact est sans doute présent jusqu'à nos jours est une chose naturelle pour un sémite, les noms sont portés par des « porteurs de noms ou des lieu porteurs de noms » et ces porteurs sont toujours bien là dans notre siècle; non messieurs ce n'est pas des chimères ou des mythes, c'est juste un oubli de la part de certaines personnes.

Histoire: Le peuple juif n'a jamais cessé d'être inventé (Looking back when the Jews were mass proselytizers) « jcdurbant le Dimanche, 5 avril 2009 à 18:42 :
[...] Shlomo Sand: l'exil du peuple juif est un mythe Géostratégie Lundi, 19 mai 2008 [...]

Samir le Vendredi, 17 avril 2009 à 15:41 :
Woody allen tu es un mystificateur et d'une mauvaise foi caractéristique, doublé d'un sophiste de bas étage. Les musulmans n'ont pas de droit sur le Hadjaz et pour aller au pélerinage ils doivent obéir à des quotas tres stricts et celui qui y va ne pourra pas y retourner. L'Arabie appartient aux saoudiens et non pas aux musulmans qui sont à 99.99999% des convertis. Les arabes arrivés pour convertir l'Afrique du Nord étaient à peine 700 personnes dont la plupart n'étaient pas des arabes.
L'exemple le plus proche du « retour à Sion » serait qu'un jour roms, gitans, et autres manouches demandent à revenir en Inde et ils seraient plus légitimés pour le faire que les moldaves et les falashas d'Ethiopie qui tirent sur les palestiniens et veulent les chasser de leur terre ancestrale.
Autre exemple de vos sophismes, les vôtres et celles de certains de vos congenères est de traiter le Cheikh Yassine de Himmler, cette réference facile, ce comparitisme imbécile, auquel ni vous ni personne ne croit est la preuve que vous avez épuisé toutes les ficrelles et que vous sombrez dans un délire qu'une bonne claque vous en sortira un jour. Elle viendra un jour, sois en certain, et ce jour là, toi et ceux qui te ressemblent, en porteront la responsabilité

Tsfardea le Lundi, 20 avril 2009 à 18:12 :
Moi j avais lu que des scientifiques avaient fait des tests genetiques et constate que meme chez les juifs blonds aux yeux bleus on trouvait un patrimoine genetique plus proche de celui des populations palestiniennes (ce qui indiquerait la provenance geographique de leurs ancetres) que de celui des populations slaves, germaniques ou autres, et ce qui apporterait une certaine legitimite a leur presence en Israel actuel…

Livres: Pourquoi il ne peut y avoir de retour de l'antisémitisme (Israeli historian comes up with the final solution to the Jewish question: dissolve the Jewish people and elect another!) « jcdurbant le Mardi, 9 juin 2009 à 17:55 :
[...] Shlomo Sand : l'exil du peuple juif est un mythe Geostrategie [...]

vendredi 21 août 2009

Israël agite l’épouvantail de l’Iran pour faire oublier le gel des colonies.



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From: "Hess Madeleine" <grianala@yahoo.fr>
Sent: Wednesday, August 19, 2009 10:59 AM
To: Subject:  Israël agite l'épouvantail de l'Iran pour faire oublier le gel des colonies.

>
> Israël agite l'épouvantail de l'Iran pour faire oublier le gel des colonies.
>
> Un ballet diplomatique à Tel-Aviv contre… Téhéran
>

> La lune de miel semble reprendre de plus belle entre Tel-Aviv et Washington. Finis les échanges à fleurets mouchetés entre l'Administration Obama et le cabinet de l'intraitable Netanyahu autour du gel des colonies juives.
> Ce dernier semble avoir eu le dernier mot au regard de la chaude poignée de main hier entre son ministre de la Défense , Ehud Barack, et son homologue américain, Robert Gates.
> Le ministre israélien du Commerce, de l'Industrie et de l'Emploi, Binyamin Ben Eliezer, a dit hier tout haut ce que tout le monde pensait déjà sur la capacité des Etats-Unis à forcer la main au grand allié Israël.
> Sur les ondes de la radio publique israélienne, ce ministre a résumé un peu les résultats des entretiens entre Gates et Netanyahu : « Les Etats-Unis commencent à comprendre que la construction dans les colonies va se poursuivre. » Les menaces publiques de Barack Obama ne sont finalement qu'une petite tempête – verbale – dans un verre d'eau.
> No, you can't
> Signe de ce retour à la « normale » entre Tel-Aviv et Washington, hier il a été beaucoup plus question du nucléaire iranien que du gel des colonies… ! Les responsables israéliens ont habilement surfé sur la prétendue menace iranienne pour détourner l'objet d'une rencontre qui avait vocation de trouver une solution à la colonisation sauvage des territoires palestiniens. Robert Gates, bon gré mal gré, s'est donc laissé entraîner dans un débat sur la meilleure façon de corriger Téhéran. Point de déclarations sur le gel des colonies, censée être la pomme de discorde entre son Administration et le cabinet du Premier ministre israélien. Le président américain, Barack Obama, qui a mis « trois fers » au feu du Proche-Orient – Robert Gates, George Mitchell et James Jones – pour théoriquement l'éteindre, et débloquer le processus de paix, semble avoir un souci autrement plus important, celui de requinquer son image
> vis-à-vis des Israéliens. Pour cause, des centaines d'ultra-nationalistes israéliens, des colons pour la plupart, ont manifesté hier à Jérusalem contre « les pressions » de l'Administration américaine de Barack Obama.
> Arborant des affiches dans lesquelles on pouvait lire « Oui à l'indépendance d'Israël, Non au diktat américain » et « Obama, sache que le pays de la bible appartient au peuple de la Bible  » ou encore « Israël ne doit pas capituler ». C'est pourquoi Robert Gates et avant lui George Mitchell et aujourd'hui James Jones auront à cœur de détourner leur mire sur Téhéran pour recevoir l'onction de l'Etat hébreu. Dans un parfait partage des rôles, Ehud Barack envoyaient hier l'étincelle en déclarant qu'« Israël demeurait sur sa position de base selon laquelle aucune option ne doit être écartée contre l'Iran ». Robert Gates saisit, reprend au vol et annonce ceci : « Il est clair que si le processus ne réussit pas, les Etats-Unis sont prêts à faire pression pour de nouvelles sanctions sévères qui ne seraient pas progressives. » De son côté, Hosni Moubarak a rassuré George Mitchell qu'il mène une médiation
> dans le cadre du dialogue entre les mouvements palestiniens rivaux Hamas et Fatah pour la libération du soldat israélien Gilad Shalit… En somme, c'est un chassé-croisé diplomatique (américain) des plus fructueux pour Israël. Quand au gel des colonies réclamé à cor et à cri, c'est une toute autre histoire…
> Il est par conséquent difficile de donner corps à cette « paix globale au Proche-Orient » réclamée dimanche par George Mitchell aussi longtemps que les Etats-Unis continueront de voir avec des œillères israéliennes.
> http://www.elwatan.com/Un-ballet-diplomatique-a-Tel-Aviv

jeudi 20 août 2009

lettre de salah hamouri dans l'huma



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From: "Hess Madeleine" <grianala@yahoo.fr>
Sent: Wednesday, August 19, 2009 9:10 PM
To:
Subject: lettre de salah hamouri dans l'huma

> lettre de salah hamouri dans l'huma
> Mercredi 19 Août 2009 17h42mn 58s
> De: montreuil-palestine@googlegroups.com>
>
> Une lettre de Salah Hamouri depuis sa cellule
>
> Le jeune prisonnier franco-palestinien d'Israël a réussi à nous écrire depuis le fond de sa cellule. Nous en publions ici l'intégralité.
>
> Chers amis, chers camarades, chers combattants de la liberté et de la solidarité
>
> Après la demande écrite du président français Nicolas Sarkozy au premier ministre israélien concernant ma libération anticipée, j'ai besoin de parler de certains points.
>
> Le ministre de l'Intérieur israélien Eli Ishay considère que la demande de monsieur Sarkozy est insolente…
>
> Si on connaît un peu l'histoire contemporaine israélienne, il faut parler de Plato Sharon, Franco-Israélien qui a été empêtré dans des affaires douteuses en France, il a évité l'extradition d'Israël vers la France qui voulait le juger et l'emprisonner parce qu' il a pu devenir député au Parlement israélien là aussi après des transactions financières douteuses qui lui ont coûté quelques mois de prison… En Israël, il y a une justice à plusieurs vitesses, une justice pour les juifs, une pour les Arabes.
>
> En 2001, un colon israélien (Nahum Korman) a battu à mort un enfant palestinien de onze ans (Hilmi Shosha) dans la région d'Hébron.
>
> Après un plaider coupable (plea bargain), il a été condamné à six mois de travaux d'intérêt général. Le message est clair : les Israéliens peuvent tuer les Palestiniens en toute impunité.
> Pour monsieur Ishay, rien d'insolent à cela…
>
> Est-ce la destruction des maisons palestiniennes à Jérusalem qui est une insolence ou la poursuite de la colonisation et le vol des terres palestiniennes ?
>
> J'aimerais bien sûr être libéré et rejoindre ma famille mais ce que je souhaiterais surtout, c'est une position européenne qui défende vraiment les Palestiniens, victimes de l'occupation depuis soixante et un ans. C'est aussi une position française qui respecte et défend le droit légitime des Palestiniens à vivre dignement et en paix dans leur État libre.
>
> Cette demande est-elle aussi insolente ?
>
> Salah Hamouri, prison de Guilboa section I
> Le 11 août 2009

lundi 17 août 2009

[ABP] TR: Rencontre/ontmoeting avec/met Free Gaza Movement : mardi 18 août 19 heures/ dinsdag 18 augustus 19 u Garcia Lorca Bxl

 

Sent: Monday, August 17, 2009 5:36 PM
To: ABP
Subject: [ABP] TR: Rencontre/ontmoeting avec/met Free Gaza Movement : mardi 18 août 19 heures/ dinsdag 18 augustus 19 u Garcia Lorca Bxl

 


 

 

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Luk Vervaet, Rue van Artevelde 161, boite 19, 1000 Bruxelles
0478653378

 

vendredi 14 août 2009

Interview du Président du Comité des Droits Humains du Honduras, CODEH



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From: "Hess Madeleine" <grianala@yahoo.fr>
Sent: Friday, August 14, 2009 10:52 AM
To:
Subject: Interview du Président du Comité des Droits Humains du Honduras, CODEH

> TLAXCALA
>
> Interview du Président du Comité des Droits Humains du Honduras, CODEH
>
> René Andrés Pavón: Des commandos israéliens mettent leur expérience de Palestine et de Colombie au service des Forces Armées du Honduras
>
>
>
> AUTEUR:  Dick EMANUELSSON
> Traduit par  Esteban G. Édité par Fausto Giudice
>
> « Il y a des structures paramilitaires qui travaillent en coordination avec les forces armées », déclare le leader indiscutable de la lutte pour les droits humains au Honduras, Andres Pavón, devant la tombe d'une nouvelle victime de la dictature des putschistes honduriens.
>
> Il n'y a là rien d'étonnant. Les principaux professeurs en terrorisme d'État viennent de l'État sioniste pour enseigner la mort, le renseignement, la terreur et comment soutenir un État contre une population qui combat pour ses droits constitutionnels ou ses revendications. Ou, comme dans le cas du peuple du Honduras, pour rétablir la démocratie. L'interview de Andres Pavón [Escucha la entrevista en audio - Écoutez l'interview en audio]:
>
>
> TEGUCIGALPA / 02-08-2009. Nous sommes en face du bâtiment du syndicat COPEMH (Collège des professeurs du premier cycle de l'enseignement secondaire du Honduras) , en compagnie du docteur René Andres Pavón, Président du Comité des Droits Humains du Honduras, CODEH.
>
> Dick Emanuelsson (DE) : Hier, le CODEH a publié un communiqué dénonçant plusieurs choses, l'une d'elles étant que le gouvernement de facto de Micheletti a engagé des commandos israéliens ou des gens en mesure d' instruire les forces militaro-policières honduriennes. Nous savons que dans la guerre civile en Colombie ces commandos ont également conseillé les forces armées colombiennes. Que font-ils ici, ces Israéliens ?
>
> Andres Pavón (AP) : Jusqu'à présent, ce que nous savons nous indique que la mission qu'ils ont est de préparer les Forces Armées et la police à dissuader de façon agressive et violente les manifestations, en essayant de commettre des crimes sélectifs afin de faire naître la peur, créer des scènes de terreur et parvenir à la démobilisation de la résistance. Ce qu'ils font aussi c'est que quelques employés d'entreprises de sécurité privées acceptent de porter l'uniforme de la police et de commettre des actes d'agression directe contre les manifestants. Bien que le policier ait reçu une formation pour dissuader les mobilisations, il devient un peu craintif au moment de charger les manifestants, d'une certaine manière il lui est resté quelque chose en matière de formation sur les droits humains. Par contre, les gardes de sécurité sont payés le double et leur impunité est garantie. Ces pratiques sont celles qu'ils développent
> en utilisant l'expérience du conflit palestinien et après avoir mis en pratique certaines de ces actions en Colombie.
>
> DE : Où en sommes-nous aujourd'hui, cinq semaines après le coup d'État, combien de gens sont morts et combien ont-ils été prisonniers, torturés et frappés ?
>
> AP : Nous tenons un registre et depuis l'instauration du couvre-feu, plus de 2.200 personnes ont été arbitrairement arrêtées et privées de leur liberté. Nous avons déjà enregistré plus de 600 arrestations lors d'actions directes, au moment de dissolution des manifestations. Plus de 120 personnes ont été blessées et le nombre de morts lors d'actions directes dans les mobilisations de rue s'élève à trois, plus trois autres où l'on peut soupçonner la main de ces superstructures [paramilitaires, NdT].
>
> Nous allons diffuser l'information que pendant les couvre-feu, aux heures où la police et l'armée avaient le contrôle de la rue, plus de 37 homicides avec des armes à feu ont été enregistrés. Du fait que le principal suspect est l'État, nous allons demander, avec prénom et nom de famille des victimes à l'appui, que des investigations pertinentes soient réalisées.
>
>
>
>
>
> DE: Au sujet de la mort d'un garçon, Pedro Magdiel, à El Paraíso entre le 24 et le 25 juillet, aujourd'hui il y a la photographie de ce garçon publiée dans le journal La Tribuna, qui était sortie le même jour du soulèvement, où l'on peut distinguer que c'est un militaire qui traîne le garçon au sol, son décès avait été annoncé le lendemain. Où en est l'enquête sur ce cas ?
>
> AP : Oui, dans le cas de Magdiel, nous avons enquêté de manière précise sur les faits : premièrement, il a été séquestré par la police et cela démontre qu'il s'agit d'une exécution extrajudiciaire caractérisée. Nous savons que dans le Danlí à El Paraíso il y a des structures paramilitaires qui travaillent en coordination avec les forces armées et la police qui se trouvent dans ce secteur ; nous pensons que ce garçon a été livré par la police à ces structures, qui ont commis ce crime barbare. Aujourd'hui, nous avons aussi enregistré la mort d'un autre enseignant, qui a été poignardé, avec la même technique que celle utilisée à El Paraíso.
>
> DE: Il y a eu un nouveau mort?
>
> AP: Oui, il ya un nouveau mort, un enseignant appelé Martín Flores Ribera Barrientos, qui a été assassiné dans la Colonia Centroamérica, il allait de là vers sa maison, et il a été poignardé dans le taxi. Cela nous indique qu'il y a là un modèle reconnu de comportement agressif que l'État est en train de développer.
>
> Une autre stratégie à laquelle les Israéliens sont en train de former un groupe [de militaires et de paramilitaires, NdT], est celle de faire s'installer dans la conscience populaire, l'idée que nous, les leaders qui sommes à la tête de ce mouvement, nous avons un passé de terroristes ou que nous sommes en liaison avec les structures de la police. Hier, une personne me disait qu'ils allaient imprimer des affiches et, les coller sur les murs afin de soulever la méfiance dans cette population qui ne serait pas encore consciente que les leaders dans ce pays, selon eux, ne veulent pas que le peuple sache ce qu'ils ont été. Cela est une stratégie historique en Amérique latine : liquider des gens et ensuite attribuer leur mort aux contradictions au sein des mouvements de résistance.
>
> DE : La raison pour laquelle toute cette masse de gens est ici devant le siège de la COPEMH, c'est qu'hier à 1h du matin, Roger Vallejo, 38 ans, dirigeant de ce syndicat est mort à la suite d'un coup de feu d'un sniper qui l'avait atteint mercredi passé au moment où le Front national contre le coup d'État commençait à occuper la Route Norte de Tegucigalpa. Que sait-on de cela ? Parce que cela fait déjà le deuxième tué par un sniper. Le premier l'a été à l'aéroport le 5 juillet et aujourd'hui nous en avons un autre, ce monsieur, dont on suppose qu'un sniper lui a tiré dessus.
>
> AP : C'est un meurtre prémédité avec quelques caractéristiques sélectives. Ils ont choisi un enseignant afin d'affecter un des syndicats qui fait partie actuellement de la résistance, et qui comprend un grand nombre de personnes liées à la résistance. Tout indique que cela a été un acte prémédité. L'article du Traité de Rome grâce auquel on peut saisir la Cour Pénale Internationale établit qu'il n'est pas nécessaire de connaître le nom de celui qui a tiré, il suffit de connaître le nom de celui qui dirige une politique répressive contre un regroupement massif de la population civile avec l'intention de provoquer quelques traumatismes psychologiques dans la population. En cela, eh bien, il n'y a pas de doute, l'acte de préméditation devra en son temps faire l'objet d'une plainte formelle devant des organismes qui dans le pays, il est bien certain, sont liés aux structures répressives de l'État. Mais cela va nous
> permettre de démontrer devant le magistrat de la Cour Pénale Internationale que quelque chose est en train de se passer ici et que cette chose n'est autre qu'une politique d'État et que cette politique d'État contribue à générer tous les actes de répression que nous vivons actuellement.
>
> DE : Est-ce que le choix de ce monsieur pourrait être le fait des conseillers israéliens?
>
> AP : Oui, bien sur ! Ceci coïncide beaucoup avec la caractéristique que reflète le conflit colombien, où en effet il y a une confrontation avec une corrélation de forces un peu semblable à un conflit armé. Ici, au Honduras, la corrélation des forces n'est pas identique à celle qu'il y a en Colombie. Ici se sont des citoyens civils qui sont armés avec la conscience de valeur, vraiment, et en matière d'auto-défense la seule chose qu'ils utilisent de temps à autre c'est une pierre ou un bâton. Eux aussi ils ont leurs méthodes pour intervenir dans des situations comme celles-ci, similaire à ce qui s'est passé à Gaza et rn Cisjordanie.
>
> DE : En parlant justement de la Colombie, lorsque Obama a assumé la présidence, beaucoup de gens avaient l'espoir que la politique guerrière des USA allait changer radicalement. Mais ce que nous avons vu c'est la réactivation de la Quatrième Flotte au mois de juillet de l'an passé, elle navigue toujours depuis le nord en Alaska jusqu'au sud en Patagonie. Ils prétendent installer cinq nouvelles bases militaires en Colombie, trois d'entre elles à la frontière avec le Venezuela et une dans la Bahía Málaga [Baie de Malaga] sur la côte du Pacifique, entre l'Amérique Centrale et l'Équateur. Rien n'indique que cette politique guerrière va s'arrêter. Si Hillary Clinton avait voulu faire quelque chose contre le gouvernement de Micheletti, pourquoi n'est-ce que maintenant qu'ils ont annulé les visas de quatre fonctionnaires du gouvernement Micheletti, mis ce ne sont que des mesures cosmétiques. Sinon comment peut-on
> l'interpréter ?
>
> AP : Ce qu'Obama dit reflète une réalité et ce que font ses plus proches collaborateurs au niveau patronal ou au niveau de ce groupe connu comme les faucons du Pentagone, est un autre discours et une autre pratique. Cela nous donne une lecture que Monsieur Obama traverse un conflit semblable à celui dont doivent faire face d'autres dirigeants en Amérique latine ; il faudrait penser, qu'ici en Amérique Latine, il pourrait aussi y avoir un putsch en Bolivie, en Équateur, au Nicaragua et au Salvador. Il faudrait aussi penser qu'aux USA, tôt ou tard, un putsch pourrait avoir lieu ; ce sont des choses qui paraissent impossibles à imaginer, mais elles pourraient devenir réalité.
>
> D'autre part il y a une autre lecture du conflit et cette lecture pourrait être que les conseillers les plus proches d'Obama lui vendent l'idée que c'est une opportunité pour qu'ils deviennent la police et reprennent leur influence en étant la police de l'Amérique latine. Parce que lorsque nous lui demandons de ne pas seulement supprimer des visas, il semble presque que nous lui disons qu'il intervienne au Honduras, et qu'il y ait ici une intervention militaire semblable à celle en Haïti, et dans une de ces situations, il est bien possible que le gouvernement d'Obama en profite pour rehausser son prestige.
>
> Je suis sûr que si les Marines interviennent au Honduras ils seraient applaudis par un tas de gens, qui ne sont pas ici [en train de protester contre le putsch, NdR] qui n'imagineront pas même pas que nous leur ouvrirons ainsi la porte pour de futures interventions en Amérique latine en les faisant revenir à leur rôle de gendarmes de l'Amérique latine.
>
> Ce sont là les éléments du scénario. C'est clair que si Obama y pense, il ne va pas le faire aujourd'hui, il le fera deux mois avant les élections au Honduras et ainsi il bloquerait la possibilité que le président Zelaya puisse plier face à une pression sociale qui exige de lui la création d'une assemblée nationale constituante.
>
> Source : LATINAMERIKA I DAG / LATINOAMÉRICA DE HOY, le blog de Dick Emanuelsson - Comandos israelíes con experiencias de Palestina y Colombia capacitan a las FF.AA. de Honduras: Entrevista a René Andrés Pavón, Presidente del Comité de Derechos Humanos de Honduras, CODEH 
>
> Article original publié le 3/8/2009
>
> Sur l'auteur
>
> Esteban G. est rédacteur du blog http://letacle.canalblog.com/, Fausto Giudice est rédacteur du blog Basta ! Journal de marche zapatiste. Tous deux sont membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l'intégrité et d'en mentionner l'auteur, le traducteur, le réviseur et la source.
>
> URL de cet article sur Tlaxcala : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=8349&lg=fr
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jeudi 6 août 2009

LE JOURNAL DU DIMANCHE : " Ces bombes qui défigurent les Palestiniens" de Stéphanie WENGER, au Caire..." Yeux arrachés, peau brû lée, corps disloqués... l'usage d'obus au phosphore interroge !". Reuters

 

Sent: Monday, August 03, 2009 11:56 AM
 
Subject: LE JOURNAL DU DIMANCHE : " Ces bombes qui défigurent les Palestiniens" de Stéphanie WENGER, au Caire..." Yeux arrachés, peau brû lée, corps disloqués... l'usage d'obus au phosphore interroge !". Reuters



Objet : SI C'EST LE JDD QUI LE DIT, ALORS ? LE JOURNAL DU DIMANCHE : " Ces bombes qui défigurent les Palestiniens" de Stéphanie WENGER, au Caire..." Yeux arrachés, peau brûlée, corps disloqués... l'usage d'obus au phosphore interroge !". Reuters

Le docteur Hazem Ibrahim, médecin militaire, fait part de sa surprise: "J'ai vu quatre cas qui n'avaient plus du tout d'yeux à cause de l'explosion. Ils avaient de graves brûlures sur la peau, mais ce produit semble aussi attaquer la structure même du visage, les orbites, les cartilages : les os sont comme dissous... De toute ma carrière, je n'avais jamais vu cela."


Ces bombes qui défigurent les Palestiniens (ajouter : "terroristes" !)

Par Stéphanie WENGER, au Caire
Le Journal du Dimanche


 "Mahmoud ne verra plus jamais mais il ne le sait pas encore", explique son oncle qui baisse la voix et préfère s'éloigner de l'adolescent avec lequel il est venu depuis Gaza. En fait, sous les épais pansements qui lui mangent la moitié supérieure du visage, Mahmoud, 14 ans, n'a plus d'yeux du tout. Ceux-ci ont été arrachés par le souffle d'un obus au phosphore blanc tombé le 10 janvier dans le quartier de Cheikh Redwan, à Gaza.

Yeux arrachés, peau brûlée, corps disloqués... l'usage d'obus au phosphore interroge. (Reuters)
"Ce genre de bombe fonctionne comme un aspirateur: les yeux, la partie la plus vulnérable, ont été tirés hors de leurs orbites, raconte Abou Mohamed, l'oncle. Deux autres garçons de son âge qui l'accompagnaient ont été tués: il y avait des morceaux de leurs corps partout."

L'homme raconte avoir conduit son neveu, inconscient, couvert de sang et de peau brûlée, jusqu'à l'hôpital Shifa. Ils sont ensuite passés en Egypte par le terminal de Rafah, comme plusieurs centaines de blessés de Gaza depuis le début de la guerre. Transféré à Al Arich, dans le nord de l'Egypte, Mahmoud a finalement été admis à l'hôpital Cheikh Zayed, un établissement moderne de la banlieue du Caire où il est arrivé dans le coma. Les médecins avaient peu d'espoir, mais il s'est réveillé au bout de quelques jours. Son cas et celui de quelques autres, touchés par la même arme, interpellent les médecins égyptiens: si, pour le corps médical, l'usage de phosphore blanc ne fait aucun doute, les effets de cette arme ne sont pas tous connus.

Le docteur Hazem Ibrahim, médecin militaire, fait part de sa surprise: "
J'ai vu quatre cas qui n'avaient plus du tout d'yeux à cause de l'explosion. Ils avaient de graves brûlures sur la peau, mais ce produit semble aussi attaquer la structure même du visage, les orbites, les cartilages : les os sont comme dissous... De toute ma carrière, je n'avais jamais vu cela." Yehia est l'un d'eux. Le visage de ce robuste jeune homme de 21 ans est totalement enserré de bandages. Sur son lit, la douleur semble ne pas le lâcher: il agite les bras et les jambes en gémissant. "Pour lui, une fois les brûlures traitées, la seule solution est de reconstruire complètement son visage en utilisant des matériaux artificiels, estime le Dr Ibrahim, de lui remettre de faux yeux peut-être aussi. Mais il ne verra plus jamais, bien sûr."

"Leur peau fondait: on pouvait toucher leurs organes"

Mahmoud, Yehia et les autres - une petite dizaine, en tout, seraient soignés en Egypte - ont été victimes d'armes dont il apparaît de plus en plus qu'elles ont été utilisées de façon illégale. Le phosphore blanc sert d'ordinaire pour éclairer une zone ou pour créer un écran de fumée. Mais son usage pour frapper directement des cibles est très controversé, surtout dans des zones aussi peuplées que la bande de Gaza. Selon Amnesty International, l'usage que Tsahal a fait de cette arme pourrait constituer un crime de guerre.

A Gaza, la grande majorité des personnes atteintes par le phosphore blanc sont mortes immédiatement, comme l'explique le Dr Raed Moustafa. Entré récemment en Egypte avec son petit garçon qui souffre d'une fracture du bras, ce médecin palestinien a exercé jusqu'au 6 janvier à l'hôpital Shifa. Là, il a essayé de traiter plus d'une dizaine de ces patients: "Je voyais des brûlures aux 3e et 4e degrés. La peau partait en lambeaux. On posait les mains sur eux et leur peau fondait: on pouvait toucher leurs organes. Certains avaient du sang dans les poumons et mouraient tout de suite, comme empoisonnés, comme si leur sang était toxique... Nous ne savions pas quoi faire."


EN RAISON DE DERAPAGES INTOLERABLES SUSCITES PAR CE SUJET, LA REDACTION DU JDD.FR <http://JDD.FR> A DECIDE DE FERMER CET ARTICLE AUX COMMENTAIRES.


 



 <http://www.lejdd.fr/cmc/international/200931/gaza-phosphore-et-sang_235477.html>  
  • International

Gaza: Phosphore et sang <http://www.lejdd.fr/cmc/international/200931/gaza-phosphore-et-sang_235477.html>

Vendredi 31 Juillet 2009

Gaza: Phosphore et sang
Par Jérôme GUILLAS
leJDD.fr
 

Six mois après la fin de l'offensive dans la bande de Gaza, l'Etat hébreu a brisé le silence. L'armée a bien utilisé du phosphore blanc. Dans un rapport publié par le ministère des Affaires étrangères, Israël se défend toutefois d'avoir enfreint les règles du droit international. La reconstruction du territoire, elle, avec les premières livraisons de ciment, va enfin pouvoir débuter.

L'offensive israélienne à Gaza a duré 22 jours. La reconstruction n'a toujours pas débuté. (Reuters)


Sur le même sujet


Plus de six mois après la fin de l'offensive israélienne dans la bande de Gaza, l'Etat hébreu a consenti un geste. Celui d'avoir reconnu, pendant l'opération appelée "Plomb durci", du 27 décembre au 18 janvier derniers, l'utilisation de phosphore blanc <http://www.lejdd.fr/cmc/international/200905/ces-bombes-qui-defigurent-les-palestiniens_182146.html%3Cbr%20/%3E> *. Les images d'enfants brûlés et mutilés en étaient peut-être déjà les meilleures preuves. Si Israël, dans un rapport de 163 pages publié par le ministre des Affaires étrangères, justifie à nouveau cette guerre éclair de 22 jours par son caractère "nécessaire et proportionné" aux tirs de roquettes du Hamas, il reconnaît pour la première fois, sans ambages, des tirs d'obus au phosphore blanc mais dément ferment toute violation du droit international. Tsahal assure que le phosphore n'a jamais été utilisé à l'intérieur de zones d'habitation.

L'armée a "eu recours à des munitions contenant du phosphore blanc", peut-on lire dans le rapport qui fait également état d'une enquête en cours sur quelque cent plaintes contre des abus des soldats israéliens déposées par les Nations unies et des organisations de défense des droits de l'Homme. Malgré de nombreuses accusations et des photos explicites montrant des hélicoptères lâcher des obus au phosphore blanc, l'Etat hébreu n'avait jusque-là ni confirmé ni infirmé l'utilisation de ce type d'armes. Le rapport du ministère israélien des Affaires étrangères survient à quelques semaines d'une enquête des Nations unies pour crimes de guerre dans la bande de Gaza. Au début du mois de juillet, plus de 50 soldats, malgré le devoir de silence que l'armée leur impose, avaient fait le récit de "leur" guerre auprès d'une ONG israélienne <http://www.lejdd.fr/cmc/international/200929/gaza-l-envers-du-decor_229833.html>  et dénoncé les attitudes de leurs supérieurs.

Les livraisons de ciment autorisées à Gaza

En 22 jours, près de 1400 Palestiniens ont été tués, ainsi que 13 Israéliens. Depuis la fin de l'offensive, la bande de Gaza reste un immense chantier à ciel ouvert où la reconstruction, six mois après le retrait israélien, n'a toujours pas débuté. Enclavée et soumise à un blocus de l'Etat hébreu, la bande de Gaza voit depuis quelques jours Israël desserrer son étreinte : la fourniture de ciment en quantité limitée est désormais autorisée. Un geste de bonne volonté qui reste cependant limitée. Trois sites seulement de la bande de Gaza -dans un premier temps?- bénéficieront en effet d'une livraison de ciment, indispensable la reconstruction du territoire palestinien. Les autorités israéliennes s'efforcent de faire en sorte que ces importations de ciment, qui devraient être effectives d'ici une semaine ou deux, profitent à des projets purement humanitaires.

La visite de "marathoniens" de la paix au Proche-Orient <http://www.lejdd.fr/cmc/international/200931/proche-orient-marathon-men_233909.html> , a peut-être accéléré la bonne volonté israélienne. L'Etat hébreu a en effet vu se succéder en quelques jours les visites du général Jim Jones, conseiller du président Barack Obama pour la sécurité nationale, du secrétaire à la Défense Robert Gates et de l'émissaire pour le Proche-Orient, George Mitchell. Selon un responsable israélien, le ministre de la Défense, Ehoud Barak, avait donné son accord de principe à ces livraisons avant l'arrivée en Israël des trois visiteurs de marque américains. "Je dirai tout de même que la date de l'annonce tombe à pic", a-t-il ajouté, cynique.

* Utilisé comme agent incendiaire, agent de protection par écran de fumée, et comme un composant d'arme anti-personnel capable de provoquer de graves brûlures

Réactions à l'article
  • samedi 01 août - 09h56
  • Par Tinus <http://tinus.lejdd.fr/>
  • Le plus incroyable est que ce sont les pays Occidentaux et autres qui mettent la main au portefeuille pour reconstruire les dégats perpétrés par les Israéliens....il va falloir m'expliquer???
  • vendredi 31 juillet - 23h40
  • Par Marifrance
  • Qu'ils ne viennent plus sans arrêt essayer de nous culpabiliser (nous, qui n'avons pas connu la guerre et n'espérons pas la connaître) avec toutes les horreurs qui se sont déroulées durant la 2ème guerre mondiale, la démonstration est faite qu'ils savent se conduire eux mêmes en persécuteurs et en criminels de guerre.